> Audience du mercredi
Au surlendemain de son voyage apostolique en France, Léon XIV a procédé à un résumé des quatre jours à l’occasion de l’audience générale du mercredi 30 septembre. Il a repris une à une ses messes et visites pour en dresser un bilan positif et rendre grâce.
Le voyage de Léon XIV en France, sur le thème de « Pour que le monde ait la vie », paroles de Jésus qui résument toute sa mission de Salut, fut, au-delà du triomphe visible, un grand don pour notre pays en quête d’espérance. Il est trop tôt pour pouvoir choisir le texte majeur, tant les discours du Pape, tous centrés sur la vie, furent importants. Aussi, plutôt que de commenter un discours particulier, je commenterai celui qu’il fit lors de l’audience générale du mercredi 30 septembre, véritable résumé du voyage papal.
Léon XIV fut d’abord reçu à l’Élysée, où il rappela nos racines chrétiennes et insista fortement sur l’éthique :
« Je constate parfois avec préoccupation les dérives actuelles des sociétés qui risquent de détourner la science et la technologie en entreprises lucratives favorisant les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l’achat d’organes ou l’offre d’une mort programmée. N’oublions pas que le respect mutuel et la protection de la vie de toute personne humaine est une responsabilité de chacun et de tous, qui commence par une conversion de l’intelligence et du cœur, et qui nécessite un engagement réel et désintéressé envers nos frères et sœurs. »
Dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, image de l’Église faite de pierres vivantes, image du peuple saint de Dieu, il célébra les vêpres. Avec le drame qu’elle a vécu, Notre-Dame a éclairé symboliquement tout le voyage, offrant une clé de lecture de renaissance spirituelle.
Tant à l’Élysée qu’à l’Unesco, le Pape indiquait la dignité de la personne humaine comme critère fondamental sur lequel fonder une collaboration entre l’Église et l’État.
Le Pape nous offre un intéressant parallèle entre les vêpres dans la cathédrale et la veillée des jeunes au Stade de France à Saint-Denis. Deux lieux complètement différents, et pourtant deux événements complémentaires, presque unis spirituellement. Qu’est-ce qui les unissait ? L’Église, qui n’est pas faite de pierres ou de béton, mais de personnes qui aiment Jésus-Christ parce qu’elles ont été aimées par Lui, si bien qu’aux jeunes, le Pape n’hésita pas à dire : « Vous êtes les saints de France ! »
Autre lieu où Léon XIV redonna l’espérance : la Maison Bakhita, où l’on s’engage à servir avec amour la dignité de la personne humaine.
Là et partout, on a vu un signe de renaissance, de même que dans le nombre croissant de baptêmes d’adultes. En ce sens, le Pape a encouragé le cheminement des catéchumènes et des néophytes à l’Assemblée synodale provinciale qui se tenait à l’Institut catholique de Paris.
Mais à Paris, le moment fort fut la messe sur la place de la Concorde. Là, était visible la véritable reconstruction de l’Église que seul Dieu peut accomplir, par l’intercession de la Vierge Marie.
Marie, le Saint-Père la rencontra à Lourdes ; dont il a voulu relancer le message : toute vie humaine, quelle que soit sa condition, même dans la plus grande fragilité, conserve sa dignité inviolable et mérite d’être soignée, accompagnée, soulagée de ses souffrances avec une compassion humaine et à l’aide des moyens offerts par la science. Lourdes représente pour le monde entier un sanctuaire de la civilisation de l’amour.
La dernière étape du voyage fut Metz, située dans une région meurtrie par la Seconde Guerre mondiale. Là, œuvra Robert Schuman, l’un des principaux inspirateurs du processus de l’unification européenne. Ce qui s’est passé à Notre-Dame de Paris avec l’incendie s’était produit en Europe avec la Seconde Guerre mondiale. L’Europe est née de nouveau, grâce à cette sève vitale que le projet européen devait constituer.
Prions Dieu, par l’intercession de la Reine de France, pour que cet événement de grâce porte des fruits abondants et durables.
La visite du Pape était à peine achevée qu’un mouvement spontané d’action de grâce s’élançait de France. Les responsables de l’application OClocher (réseau social spécifique aux paroisses) ont souhaité rassembler tous ces mercis dans un livre d’or pour les adresser de façon concrète à Léon XIV.
L’idée est simple : il suffit de se rendre sur le site mercileon.fr, d’écrire un petit message de remerciement et d’y ajouter une photo pour ceux qui le souhaitent. Objectif : 100 000 contributions. Le livre d’or sera imprimé et embelli par un artisan et offert au Saint-Père par une délégation de cinq personnes tirées au sort parmi les signataires. Le livre d’or sera clos le 10 octobre à minuit.
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