Léon XIV s’est envolé ce 6 novembre pour l’Uruguay, première étape de son voyage de douze jours en Amérique du Sud, qui doit se poursuivre par l’Argentine puis le Pérou, sa deuxième patrie, qu’il a servie pendant plus de vingt ans. Comment en France, les billets ont été épuisés rapidement, et des milliers voire des millions de fidèles sont attendus à chaque étape.
Du 6 au 17 novembre prochains, le Saint-Père effectue son premier voyage sud-américain, en visitant successivement l’Uruguay, l’Argentine et le Pérou, sa seconde patrie, qui le vit recevoir la consécration épiscopale et prendre la tête du diocèse de Chiclayo en 2015. Avec douze jours de déplacement, cette tournée sud-américaine constitue à ce jours le plus long voyage apostolique du pontificat de Léon XIV, un voyage qui s’annonce particulièrement marquant puisque les deux premiers pays n’avaient plus accueilli le pape depuis près de quarante ans, bien que le projet ait été envisagé avec insistance par François, qui avait gouverné l’archidiocèse de Buenos Aires pendant les quinze années précédant son accession au trône de Pierre.
Une tournée sud-américaine
Léon XIV atterrira d’abord à Montevideo pour commencer par deux journées uruguayennes ponctuées de rencontres et de moments de prière, sur un modèle très proche de son récent séjour parisien. Il célébrera ainsi une messe pontificale sur la place de la cathédrale-basilique de Florida, sanctuaire national de la Vierge des Trente-Trois, patronne du pays, le jour même de sa fête liturgique. Il se rendra ensuite dans une paroisse du quartier de Casavalle, un faubourg de la capitale miné par la consommation de drogues et la violence des narcotrafiquants, avant de visiter l’Université catholique d’Uruguay et de présider une grande veillée de prière au stade Centenario de Montevideo, dont les quelque 70 000 places rappelleront au Souverain Pontife celle au Stade de France.
Il gagnera ensuite l’Argentine, où se succéderont, là encore, rencontres institutionnelles et grandes célébrations liturgiques. Le logo officiel de son voyage, présenté par les services de communication du Vatican, témoigne assez clairement de la volonté de rendre hommage à la doctrine du pape François, originaire du pays, en représentant « un peuple où tout le monde est accueilli » et suggérant « un chemin partagé et la coresponsabilité de chaque personne de la rencontre à l’annonce, en tant que disciples missionnaires en chemin ». « L’ensemble exprime ainsi…






