Feiz e Breizh : succès pour la 6e édition du pèlerinage breton

Publié le 25 Sep 2023
Feiz e Breizh pèlerinage à Sainte Anne d'Auray 2023
Le week-end du 23-24 septembre avait lieu le pèlerinage Feiz e Breizh, grand pardon organisé par l’association du même nom dans le Morbihan, jusqu’au sanctuaire de Sainte-Anne d’Auray, sur le modèle du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté. L’édition 2023 a connu un record exceptionnel d’inscrits par rapport aux cinq éditions précédentes.

 

Pour cette 6e édition du pèlerinage Feiz e Breizh, littéralement « Foi en Bretagne », ils étaient près de 1 200 à marcher les 23 et 24 septembre vers Sainte-Anne d’Auray, au départ de Pluméliau (Morbihan). C’est plus de deux fois le nombre d’inscrits en 2022, pour une moyenne d’âge d’environ 23 ans. Le thème de cette année était : « Sainte-Anne modèle d’espérance ». Hommes, femmes, enfants et ecclésiastiques se sont retrouvés sur les chemins de Bretagne, entre chants et danses, méditations du Rosaire, sainte Messe et adoration de nuit, pour vivre la foi de leurs pères, et la communiquer au monde dans un élan missionnaire.  

La mission est en effet le premier des trois piliers de ce pèlerinage. Il s’agit de toucher avant tout la jeunesse bretonne, et de lui redonner l’espérance du Salut, par sa propre sanctification et celle de son prochain. Cette mission s’appuie en particulier sur le deuxième pilier qu’est la tradition, que l’on retrouve dans le choix de la messe selon le missel de 1962, un choix qui permet au Feiz e Breizh de s’inscrire « au cœur de la piété bretonne et de ses croyances séculaires ».

Le dernier aspect mis en avant par les organisateurs est le patrimoine, afin de favoriser « l’attachement et la connaissance du patrimoine culturel et religieux de Bretagne », et qui concerne aussi bien les saints bretons que les cantiques en langue bretonne.  Les marches et processions sont par ailleurs accompagnées par le bagad Feiz & Sevenadur. Créé pour l’occasion en 2021, il regroupe une centaine de musiciens catholiques de tous niveaux, dont les meilleurs sont issus de bagadoù – pluriel de bagad – renommés. 

En Bretagne, il ne faut pas oublier la dévotion toute particulière à sainte-Anne, patronne locale. C’est donc tout naturellement que ce grand pardon s’achève dans son sanctuaire d’Auray. 

 

Une 6e édition exceptionnelle

L’Abbé Raphaël d’Anselme, prêtre du Diocèse de Vannes, curé-doyen de Locminé et conseiller religieux de l’association Feiz e Breizh a célébré la messe d’envoi, tandis que l’abbé Guillevic, recteur émérite du sanctuaire d’Auray, a prêché aux pèlerins : « chacun a sa parcelle à ensemencer avec ce qu’il est, ce qu’il a reçu, avec ce que ses ancêtres lui ont transmis. » 

Au terme d’une première journée de vingt-deux kilomètres, les marcheurs ont rejoint le bivouac de Bieuzy-Lanvaux, chez les sœurs coopératrices du Christ Roi. La journée s’est achevée avec une veillée festive et traditionnelle bretonne. Une procession aux flambeaux s’est ensuite dirigée vers le lieu de la nuit d’adoration. Le dimanche, les pèlerins ont parcouru vingt kilomètres pour rejoindre la basilique d’Auray, où la messe était célébrée dans l’après-midi par le Père Danziec.  

Cette édition 2023 était aussi l’occasion de déployer pour la première fois le Kroaz Feiz, drapeau blanc à croix noire au canton d’hermine (quartier haut gauche), qui réunit les trois drapeaux bretons historiques : le Kroaz du (drapeau du XIIe siècle), l’Hermine Plain (du duché puis province de Bretagne), et le Gwen ha du (drapeau actuel). L’année prochaine verra peut-être la concrétisation de la bannière de sainte-Anne, logo de l’association. 

En décembre 2022, 250 pèlerins ont inauguré la première édition Noz (nocturne) du Feiz e Breizh. Sur le thème « Bretagne, terre des prêtres, prions pour les vocations », ils ont parcouru toute la nuit durant, la vingtaine de kilomètres qui séparent Saint-Avé de Sainte-Anne d’Auray.

 

Le succès de cette sixième édition du Feiz e Breizh confirme l’attrait des jeunes catholiques pour les pèlerinages d’inspiration traditionnelle. Mettant en avant une culture bretonne enracinée dans une foi ancestrale, ce pardon poursuivra certainement encore de longues années sa vocation missionnaire, pour « l’avènement d’une chrétienté qui agit, prie et combat ». 

 

 

>> à lire également : Le Royaume des Cieux, donné par grâce

Mayalen de Vergnette

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