> L’Essentiel de Joël Hautebert
La rumeur de la création d’un Haut-Commissariat à la diversité a soulevé des réactions hostiles mais aussi démontré la volonté toujours affirmée de dissoudre la France. Heureusement, une conception française de la diversité est possible et s’enracine dans notre histoire, notre géographie et notre culture.
Le 9 janvier, le journal L’Opinion révélait que le président Macron avait l’intention de créer un Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas. Les réactions fustigeant ce projet furent immédiates et nombreuses, émanant de plusieurs horizons politiques, RN, LR et au-delà, sans oublier « la société civile » qui n’a pas attendu pour manifester sa légitime réprobation, jusqu’à Jean-Yves Camus dans Charlie Hebdo. Moins d’une semaine plus tard, le gouvernement faisait savoir que ce projet n’avait jamais été à l’ordre du jour dans le calendrier politique du président. Autant dire que cette affaire est instructive à plusieurs égards ; qu’il s’agisse de l’idéologie du projet, de la rapidité des réactions ou encore de la nature de cette « fuite » ou « rumeur ».
« Il y a tant à faire aujourd’hui pour sauvegarder et vivifier cette authentique diversité qui, loin de nuire à l’unité française, doit la nourrir aujourd’hui comme elle le fit hier. »
Répondre à Donald Trump ?
Il a été dit que ce projet résulterait de la volonté du président français d’opposer un modèle différent à celui de Donald Trump, qui ne s’est pas privé de dénoncer l’affaiblissement de l’Europe, incapable de maîtriser l’immigration massive qu’elle s’évertue à considérer comme une chance. Il s’agirait d’un pas supplémentaire de nos gouvernants dans la politique de décomposition de la nation française, au nom du multiculturalisme érigé en principe de notre vivre-ensemble vide de tout contenu, ouvrant la voie à tous les communautarismes et à la tyrannie des minorités. Puisque l’occasion s’y prête, précisons que nous aimerions bien que nos gouvernants fassent de la diversité, correctement entendue, un vrai sujet national. Je pense bien sûr à la diversité de nos terroirs, à la mise en valeur de nos richesses provinciales, de la variété de nos contrées, de nos paysages, de notre gastronomie, de nos chansons populaires que la jeunesse de France ne connaît plus. La diversité, c’est aussi celle de nos habitats urbains et ruraux, de nos monuments historiques visités par des gens venant du monde entier. Il y a tant à faire aujourd’hui pour sauvegarder et vivifier cette authentique diversité qui, loin…







