Vers une révision des lois de bioéthique

Publié le 02 Fév 2026
bioéthique

Photo : Furiosa-L

Les États généraux de la Bioéthique ont débuté le 21 janvier dernier et dureront jusqu’en juin, dans l’optique d’une révision prochaine de la loi de bioéthique avant 2028.

  Le 21 janvier dernier se sont ouverts les États généraux de la Bioéthique en France. Cette vaste « réflexion collective », menée par le Comité consultatif national d’Éthique (CCNE) en métropole et en outre-mer, doit permettre d’éclairer les législateurs pour une révision prochaine de la loi de bioéthique, à l’horizon 2028.  Déjà révisée par trois fois en 2004, 2011 et 2021, la loi de 1994 sera discutée à nouveau, pour répondre à « l’évolution de la société » et à « l’attente des citoyens », pour reprendre les mots du professeur Jean-François Delfraissy, président du CCNE. Il s’agit aussi d’appliquer la révision de 2021 qui demande l’organisation d’une consultation nationale tous les cinq ans. 

Professionnels et citoyens

À l’heure où « les innovations biomédicales se multiplient à une vitesse qui interroge nos cadres éthiques, sociaux et juridiques », le Comité veut faire participer les professionnels aussi bien que les citoyens, comme en 2009 et 2018. Jusqu’en juin, associations, fondations et spécialistes seront auditionnés tandis que les citoyens pourront assister et participer à des débats en régions, dans un souci de « pluralité », de « transparence », de « solidarité » et de « justice ». Le CCNE produira ensuite une synthèse de fin de consultation, avant de rendre un avis et une proposition à l’automne, proposition qui se veut être une « sorte de boussole pour porter la future loi de bioéthique ». En plus des thèmes habituels (examens génétiques et médecine génomique ; neurosciences ; cellules souches et organoïdes ; transplantations d’organes et xénogreffes ; numérique, IA et santé ; santé, environnement et climat), les États généraux de 2026 ouvrent trois nouvelles pistes de réflexion : « La sobriété en médecine : jusqu’où traiter ? » « Les nouveaux enjeux de la prévention en santé » ; « La santé en outre-mer ».


Ce dossier pourrait vous intéresser :

  1. GPA et filiation (1/4) : La logique marchande, au cœur de la gestation pour autrui
  2. GPA et filiation (2/4) : L’humanité de la maternité
  3. GPA et filiation (3/4) : La gestation pour autrui est-elle bien féministe ?
  4. GPA et filiation (4/4) : La filiation dans la Bible, reflet de la filiation divine

Sur…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Mayalen de Vergnette

Mayalen de Vergnette

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociété

Carte blanche : L’avenir de l’agriculture

Carte blanche à Judith Cabaud | Alors que l’agriculture entretient la nature et fait vivre les créatures que nous sommes, un grave mécontentement affecte aujourd’hui les éleveurs et les cultivateurs en France. Un jeune paysan d’Auvergne nous explique un peu le fond du problème et il ne s’agit pas seulement de la vie quotidienne.

+

agriculture
SociétéÉducation

Les Français plébiscitent le chèque scolaire

À l’approche des élections présidentielles, la Fondation pour l’école a rendu public un sondage Ifop sur les attentes des Français en matière d’organisation scolaire, de liberté de choix et d’accompagnement des familles. Son directeur, Michel Valadier, souligne l’importance de porter ces questions dans le débat public.

+

chèque scolaire fondation pour l'école
Société

Commentaires sur Internet : une avancée démocratique ?

Dans un ouvrage récent, l'essayiste Mara Goyet offre le décryptage d'une tendance contemporaine : commenter les produits, services et toutes sortes d'expériences de la vie quotidienne. S'agit-il d'une nouvelle forme de communication, du désir d'aider les autres, d'une volonté de puissance ou d'une thérapie ?

+

commentaire