Dans l’action de grâces : un anniversaire et un nouveau départ

Publié le 08 Oct 2026
homme nouveau 80 ans
> 80 ans de L’Homme Nouveau

 

L’Homme Nouveau célébrera son quatre-vingtième anniversaire au mois de décembre prochain. Par des festivités, un feu d’artifice et un colloque ? Par un banquet, voir une flashmob? Confessons-le : mis à part cette dernière solution, nous avons envisagé toutes les manières de marquer cet événement.

Pourtant, outre le fait que nous sommes peu portés à l’autocélébration, nous avons aussi estimé qu’il y aurait une certaine indélicatesse à nous engager dans cette voie à l’heure où la crise économique impose de plus en plus son diktat, où les familles doivent se restreindre pour tenter d’assumer l’essentiel (Primum vivere) et où nous entrons, élection présidentielle oblige, dans une ère d’inconnus et de difficultés.

Entre piété et grâce

Faut-il pour autant ne rien faire, sinon un éditorial gentil et un rappel des heures glorieuses de L’Homme Nouveau ? Fidèles à ce que nous sommes profondément, habités (du moins nous l’espérons) de la vertu de piété naturelle, nous voulons bien sûr nous souvenir des réalisations de nos anciens et de ce qu’ils nous ont transmis.

Nous voulons surtout rendre grâce. Aussi souhaitons-nous faire célébrer 80 messes, comme autant de bougies qui symbolisent notre prière et qui diront à Dieu, bien mieux que nos mots humains, nos remerciements. Voulez-vous nous aider ? Vous pouvez financer une ou plusieurs messes de telle manière que nous puissions le plus rapidement possible les faire célébrer par des prêtres amis.

Assoiffés d’avenir et d’espérance

Cependant le passé n’est pas notre seule préoccupation. Si nous nous appuyons sur lui, nous comptons aussi avancer et préparer plus que jamais l’avenir. Celui-ci se dessine déjà sous nos yeux.

L’avenir, c’est notamment tous ces jeunes qui n’ont reçu absolument aucune instruction religieuse, à peine une instruction profane, mais qui cherchent avec force les fondamentaux de la foi catholique.

C’est également tous ceux qui espèrent, contre vents et marées, retrouver les véritables racines de leur culture nationale, lesquelles puisent profondément dans l’humus des mères patries : Rome, Athènes et Jérusalem.

L’avenir, c’est encore cette soif du beau qui conduit au vrai, naturel et surnaturel, l’élancement des cathédrales qui rappelle les leçons de saint Louis au service du bien commun. Et comment n’aurions-nous pas au cœur l’angor patriae, l’angoisse de la patrie, l’angoisse pour la patrie ?

L’avenir s’incarne aussi dans les familles qui font le pari de la vie, avec courage et générosité, et qu’il faut soutenir dans ces temps de vents contraires, où la houle peut faire tanguer ces frêles esquifs naturels.

L’avenir, c’est enfin, ne les oublions pas, ces grands-parents moins soucieux de leur propre vie et de leur propre santé que de celles des leurs et qui égrènent chaque jour leur chapelet dans une prière silencieuse mais fidèle. À tous ceux-là, nous voudrions dire derrière Bernanos : « L’espérance est un risque à courir. » Voulez-vous le courir avec nous ?

L’espérance est un risque à courir

Pour répondre à ces soifs d’avenir et pour ancrer l’espérance en nous, L’Homme Nouveau va se transformer sur deux aspects tout en restant profondément fidèle à ce qu’il est. D’abord, forts de l’expérience de notre numéro d’été (n° 1859 du 18 juillet 2026), nous allons changer de format pour accroître notre lisibilité, à travers des rubriques renouvelées, avec davantage de pages afin de toucher les assoiffés d’avenir et d’espérance.

Nous aurons pour ce faire besoin de votre aide et de votre soutien. Si Léon XIV a donné à la jeunesse de France le programme de la sainteté, pour notre part nous devons tous être missionnaires, nous souvenant de la parabole des talents. N’enfouissons pas pour nous seuls ce que nous avons reçu.

Ensuite, pour adopter un rythme plus adapté et plus facile pour les habitudes de lecture de nos contemporains, L’Homme Nouveau passera à partir de décembre à une périodicité mensuelle. À notre petite échelle, c’est une sorte de révolution. J’en suis conscient et je reviendrai dans un prochain numéro sur les raisons qui nous ont conduits à franchir cette étape.

Une bonne nouvelle

Pour l’heure, nous espérons fournir à nos lecteurs d’aujourd’hui et à ceux qu’il faut absolument toucher demain (votre frère ou sœur, vos petits-enfants, ce jeune qui redécouvre la foi ou celui qui vient de se convertir…) un magazine à la fois plus agréable et qu’ils auront le temps nécessaire de découvrir avant l’arrivée du numéro suivant. Bonne nouvelle : malgré l’augmentation du nombre de pages et ce changement de périodicité, le tarif de votre abonnement annuel ne change pas.

Malgré l’inflation, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour maintenir ce montant, tâchant de compenser les manques (nous ne sommes soutenus par aucun groupe de presse, industriel ou grande fortune) par les dons de nos lecteurs. À ce sujet, je rappelle que par le biais du Fonds de dotation de L’Homme Nouveau, vous pouvez effectuer un versement déductible de vos impôts si vous le faites avant la fin de décembre. N’hésitez pas : nous aider, c’est vous aider.

Si 80 ans est un bel âge, c’est surtout celui qui associe le dynamisme des 20 ans, la maturité des 40 ans, le recul des 60 ans et la sagesse des 80 ans. Autant dire les ingrédients nécessaires pour continuer le plus longtemps possible à servir Dieu, l’Église, notre pays et nos lecteurs.

 

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>> à lire également : Notre quinzaine : Romanité et transmission

 

Philippe Maxence

Philippe Maxence

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