> L’éditorial de Philippe Maxence (n° 1859)
Le 29 novembre prochain nous commémorerons le sacre de Louis IX, canonisé par l’Église en 1297. Sa fête a été fixée au 25 août, le jour de sa naissance au Ciel. Pouvions-nous laisser passer de telles occurrences en ne consacrant pas le dossier de ce numéro à saint Louis et à l’immense héritage spirituel, moral et politique qu’il nous a légué ?
Louis IX est devenu saint dans l’exercice de ses devoirs d’état de chrétien, d’époux, de père et de roi. Comme celle de Jeanne d’Arc, sa sainteté est immensément politique. Il ne faut pas craindre d’accoler ces mots ensemble. Nous avons trop souvent une vision fausse de la politique, l’associant depuis 1789 aux luttes électorales. Mais celles-ci en constituent la contrefaçon en poursuivant des intérêts particuliers au détriment du bien commun. En théorie, elles sont considérées comme un moyen de régler pacifiquement des conflits qui autrement seraient sanglants.
L’actualité récente nous a malheureusement montré que ce n’était pas toujours le cas. Saint Louis établit que la politique n’est pas la gestion des antagonismes afin d’éviter un mal, mais la réalisation du plus grand des biens temporels, celui de la cité dans laquelle les hommes vivent par nature.
Étonnant propos, me direz-vous, pour un numéro spécial d’été. Certes, mais, même en vacances, ne devons-nous pas conserver au cœur le destin de notre pays et l’appétence pour la sainteté ?
Proposant le double d’un numéro ordinaire, celui-ci vous accompagnera pendant tout votre été. Serez-vous satisfaits ? Si c’est le cas, n’hésitez pas à nous adresser la carte postale que vous trouverez ici. Nous serons ainsi encouragés à faire mieux pour préparer dignement le 80ᵉ anniversaire de L’Homme Nouveau.
En attendant, toute l’équipe vous souhaite un excellent été.
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