Au quotidien n°191 : pourquoi les Verts préfèrent-ils l’islam ?

Publié le 20 Avr 2021
Au quotidien n°191 : pourquoi les Verts préfèrent-ils l’islam ? L'Homme Nouveau

Étonnante tribune libre dans Valeurs actuelles (15 avril) de Éric Verhaeghe, haut fonctionnaire et essayiste, sur la proximité entre les écologistes et l’islam. Derrière l’étonnement, des raisons qui ne sont pas si étranges…

L’affaire de la mosquée de Strasbourg confirme ce que nous savions plus ou moins : les Verts ont beaucoup d’indulgence pour l’islam et ses ramifications les plus militantes, tout en faisant de vraies allergies aux traditions chrétiennes. Financer des mosquées, oui, mais installer une crèche dans l’espace public, non ! Il faut prendre le temps d’interroger les raisons profondes pour lesquelles l’écologie française marque une préférence aussi forte envers un monothéisme si différent de celui qui occupe traditionnellement nos villes et nos campagnes.

Il y a bien sûr des raisons de circonstances à invoquer : les musulmans seraient des victimes, quand les catholiques seraient des dominants. (…)

Mais une raison plus profonde, plus cosmologique dirait-on pour reprendre le langage des Anciens, explique la proximité naturelle entre écologie et islam. L’écologie place en effet l’homme dans un cosmos, dans un tout naturel organisé et logique, où la déesse Nature peut tout et l’homme ne peut rien. Il y aurait des lois, des valeurs, des droits naturels dont l’homme est exclu et dont il serait même l’ennemi par principe.

On trouvera une expression de ces convictions dans l’antispécisme, selon lequel l’homme ne constitue pas une espèce à part mais une espèce comme les autres, dotée d’une ambition prométhéenne dangereuse pour l’équilibre du reste. Au fond, l’écologie, c’est la Création qui se serait arrêtée juste avant Adam et Ève. (…) L’islam se montre, pour les écologistes, qui ne sont pas des humanistes, une religion beaucoup plus sympathique. Dans le monothéisme musulman, en effet, le cosmos ressemble beaucoup plus au substrat écologiste : un Dieu tout-puissant, un mektoub, et un homme seulement chargé d’obéir aux volontés célestes, sans possibilité de “recours”. (…) Cette assignation de l’homme à l’obéissance aveugle dans la Création est beaucoup plus écolo-compatible que les paraboles christiques sur la liberté humaine et sur sa place à part dans le règne des espèces.

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