Benoît XVI, joie de Dieu… et du Barroux

Publié le 11 Jan 2023
joie

De Rome au Barroux Le 23 septembre 1995, le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, se rendit en Provence pour visiter les moines et les moniales du Barroux. Chez nous, à Notre-Dame de l’Annonciation, il chanta une messe pontificale, parcourut le chantier du monastère (deux ailes seulement étaient bâties) et rencontra la communauté. Nous n’avons jamais oublié son intérêt bienveillant, son sourire exquis et la simplicité qui émanait de lui. « Il s’en faut de beaucoup et même de tout que la véritable grandeur empêche de se rendre proche des autres », concluait alors Mère Élisabeth, notre fondatrice. Grand et humble En août 2000, nous avons eu la chance de recevoir de proches collaborateurs du Cardinal : son secrétaire particulier, Mgr Josef Clemens, et Mgr Georg Gänswein, futur secrétaire du pape Benoît XVI. Tous deux nous ont dit qu’œuvrer avec le cardinal Ratzinger était une immense grâce : le cardinal travaillait énormément, mais sans fièvre, un dossier après l’autre ; toujours calme, même au cœur des pires difficultés, il demeurait constamment attentif à ses collaborateurs. En sa personne, Benoît XVI alliait l’un des esprits les plus éclairés de notre temps, artiste, d’une culture prodigieuse, à un cœur profondément humble, doux et bon. Alors que les hommes géniaux gâchent souvent leurs talents par la suffisance, ce grand esprit si perspicace est resté un enfant joyeux et confiant. Il fut de ces âmes magnifiques que tout le monde n’a pas la chance de rencontrer au cours de son pèlerinage terrestre. Comment ne pas penser qu’en élevant Joseph Ratzinger au souverain pontificat, Dieu a voulu mettre cette lumière sur le chandelier, afin que toute son Église en resplendisse ? Lampe sur le chandelier Ce que l’Église catholique doit à Benoît XVI, d’autres l’exposeront mieux que nous. Dans le seul domaine de la sainte liturgie, qui dira ce qu’a fait ce pape pour raviver la dignité du culte et développer le sens liturgique des ministres et des fidèles ? Notre certitude, c’est que son pontificat rayonnera longtemps, très longtemps si toutefois nous continuons, vous et nous, de nous pencher sur ses enseignements si riches, honnêtes, exempts d’idéologie. Dès ses origines, l’Église du Christ a compté des saints et des traîtres. À l’heure où sont publiés les péchés abominables de certains clercs, il est bon de ne pas l’oublier. Mais quand bien même l’Église catholique n’aurait façonné que…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Mère Placide, Mère abbesse de Notre-Dame de l’Annonciation du Barroux

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseLiturgie

Les saints, notre famille du Ciel

L’esprit de la liturgie | La célébration de la Toussaint est l'occasion de nous rappeler que nos appuis, nos intercesseurs et nos modèles sont tous les bienheureux qui nous ont précédés au Ciel et auxquels nous nous unissons à travers l'imitation du Christ.

+

Toussaint saints
ÉgliseLiturgie

La pause liturgique : Offertoire Justórum ánimæ (Toussaint)

Une grande richesse doctrinale est contenue dans la fête de la Toussaint et il n'est pas étonnant de retrouver cette richesse au plan musical, dans les pièces de la messe. L’offertoire Justórum ánimae bénéficie d’une totale harmonie entre le texte et la mélodie. Le 1er mode, mode de la paix, imprègne complètement cette pièce.

+

kyrie alleluia saint pierre petrus Toussaint
ÉgliseSpiritualité

Jubilé de saint François (3/3) : Le Tiers-Ordre, l’autre visage du franciscanisme

DOSSIER « Un jubilé pour méditer saint François » | Si l’on s’attarde naturellement sur les deux ordres fondés par saint François, on néglige trop souvent le monument qu’est le Tiers-Ordre franciscain. C’est une foule innombrable de gens ordinaires et moins ordinaires, à travers les siècles, qu’a inspirés l’idéal du Poverello d’Assise. Entretien avec Pierre Moracchini, historien spécialiste de la famille franciscaine.

+

franciscain tiers-ordre Saint François