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Alleluia Post partum

Les raccourcis de l'année liturgique nous emportent bien vite loin de la crèche et vers la croix, mais la piété mariale, en consacrant chaque samedi au souvenir de la Sainte Vierge, nous permet de demeurer un peu, avec Marie, contemporains des grâces de la Nativité qui chaque année s'envolent trop rapidement à notre goût. L'alléluia dont le jubilus (vocalise sur la syllbabe a) est représenté ici, célèbre le mystère de la virginité perpétuelle de Notre Dame, virginité que la naissance du Sauveur n'a pas amoindrie mais au contraire consacrée. « Après votre enfantement, ô Vierge, vous êtes demeurée inviolée. Mère de Dieu, intercédez pour nous. » La mélodie de cet alléluia, qui oscille entre le mode de ré et le mode de mi, s'harmonise à merveille avec les sentiments d'admiration, de respect, de recueillement, qui remplissent une âme d'enfant devant la beauté de sa mère. Tout est simple, tout est calme : les élans répétés et en progression intensive vers les deux la de la fin, traduisent avec sobriété l'émotion de l'âme contemplative en présence d'une grandeur si aimable qui la dépasse. Les retombées plus longues permettent l'intériorisation si caractéristique du chant grégorien. C'est le règne du legato (mélodie chantée de façon liée) de la douceur. Une grande tendresse se cache sous cette mélodie en apparence très peu expansive. Ce sont les variations d'intensité, les crescendos et les decrescendos, qui manifesteront avec discrétion et pudeur l'ardeur de l'amour filial des chrétiens pour leur Mère du Ciel.

Pour écouter cet Alleluia Post partum chanté par les moines de Fontgombault, ou 

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Saint Noël

Toute l'équipe de L'Homme Nouveau vous souhaite un saint et joyeux Noël sous le regard de Notre Dame et des saints anges.

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Rorate cœli

Le Rorate Cæli est une œuvre récente, puisqu'il a été composé par un Oratorien du début du XVIIe siècle. Il s'enracine dans le beau chant d'entrée du 4e dimanche de l'Avent dont il utilise le texte comme refrain : « Cieux répandez votre rosée, et que des nuées descende le Juste ». Ce refrain s'intercale entre quatre versets qui constitue chacun une petite mosaïque de références bibliques empruntées au prophète Isaïe, le prophète de l'Avent. Avec ces textes, le poète a produit une œuvre originale vraiment inspirée. La mélodie bien connue et très émouvante du premier mode qui l'accompagne est à la hauteur d'une telle éloquence. Ce chant tout entier nous parle au cœur puisqu'il unit la terre au Ciel dans une demande humble et suppliante et le Ciel à la terre dans la descente mystérieuse de la rosée céleste, puisqu'il évoque de façon poignante le mystère du péché et de la souffrance, puisqu'il invoque puissamment et ardemment le Sauveur et nous fait entendre la réponse d'amour du Dieu qui vient à notre rencontre. C'est par excellence le chant du désir et de la consolation. La mélodie des versets se situe d'abord sur la corde la qui est la dominante et la teneur récitative du premier mode. Mais bientôt elle s'élève jusqu'au do, donnant à ces passages une dimension plus dramatique, expression de la mendicité radicale de l'humanité. Que Dieu vienne combler l'abîme de notre misère, qu'Il vienne nous éclairer, nous réchauffer, nous transformer au contact du feu de son amour. C'est ce que nous attendons du petit Enfant de la crèche, petit Être abandonné et sans défense, mais fort d'un amour qui ira combattre nos résistances et nos haines jusque sur le bois de la Croix.

Pour écouter ce Rorate coeli chanté par les moines de Triors...

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Alexandra Viatteau sur Radio Courtoisie

Aujourd'hui, le professeur Alexandra Viatteau présentera sur les ondes de Radio Courtoisie, à partir de 12h00, le livre de souvenirs de Bogina Mond qui vient de paraître aux éditions de L'Homme Nouveau sous le titre : Une Jeune fille de Varsovie. À travers ces souvenirs sur la Résistance polonaise à l'Occupant nazi, Bogina Mond – qui sera également présente pendant l'émission – montre comment un État national a organisé la vie clandestine de toute la population prise sous le double joug soviétique et nazi et comment la Pologne fut livrée à Staline.

Fille de Bogina et de Georges Mond, Alexandra Viatteau est arrivée à Paris dans son enfance, elle y a fait toutes ses études. Journaliste, notamment à Rome où elle fut spécialiste du Vatican sous le pontificat de Jean-Paul II, elle fut nommée à son retour à Paris, de 1988 à 2004, Chargée de cours à l'Université de Paris II Panthéon-Assas. Docteur en Études slaves en 1974, soviétologue à l'époque de l'URSS et du bloc de l'Est, spécialiste de l'étude de la désinformation, elle est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'Histoire de la Pologne. Elle a également publié La Société infantile sur l'état de notre société aux éditions Hora Decima. Elle est Conseillère scientifique du Centre géopolitique. Elle signe ici la préface et la postface des souvenirs de sa mère.

Le livre de Bogina Mond est en vente sur site.  

Pour écouter Radio Courtoisie : 

Radio Courtoisie en modulation de fréquence (MHz) : 
Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.

Radio Courtoisie par satellite, sur les bouquets satellite Canalsat (canal 179 pour la mosaïque des radios et canal 496 pour l'accès direct à Radio...

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Alleluia de la Toussaint

L'alléluia de la messe de la Toussaint nous présente une mélodie à la fois solide et élancée qui se structure autour de quelques notes fondamen­tales : le sol (*) et le do (*), respectivement tonique et dominante du 8e mode, souvent mises en relation par l'intervalle de quarte ; le fa qui joue le rôle d'appui bien ferme de la sous-tonique, au début d'une mon­tée comme au terme d'une descente mélodique (*) ; le ré enfin qui conclut au sommet la quinte du mo­de de sol et que l'on rencontre à trois reprises comme note supérieure d'une in­cise (1, 2, 3). Le mi aigu ajoute ici sa noble nuance de plénitude qui sera même dépassée par celle, plus douce, du fa dans les élans sereins du verset. L'ensemble de la vocalise baigne en effet dans une atmosphère de grande confiance, de douceur et de tendresse en même temps que de certitude, ce qui est la caractéristique du 8e mode. On chantera cet alléluia dans un tempo assez large, sans éclat mais avec une bonne chaleur vocale. Les contours de la mélodie invitent à y mettre de la vie, c'est-à-dire des variations d'intensité et de mouvement, selon qu'on s'élève dans les hauteurs ou que l'on revient au grave, le tout dans un beau legato imperturbable. Le long mélisme, qui servira de thème musical à tout le verset, nous prépare à entendre le message aimable, attirant et réconfortant délivré à ses fidèles par le Seigneur lui-même : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau et moi je vous donnerai le repos »(Mt 11, 28).

Pour écouter cet Alleluia. chanté par las moniales d'Argentan, ou celui-ci chanté par les moines de Solesmes.

Ce billet est extrait du dernier...

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Le Concile sous le regard de l’Histoire

Dans le cadre de l'Année de la foi, voulue et décrétée par le Pape Benoît XVI, les Éditions de L'Homme Nouveau publient ce mois-ci un neuvième hors-série, consacré au concile Vatican II. Pourquoi un tel sujet ? Les raisons sont multiples mais indiquons-en les deux principales. La première est bien évidemment le souhait de Benoît XVI lui-même d'associer étroitement cette Année de la foi à la mémoire du Second Concile du Vatican, selon l'herméneutique de continuité qu'il a dégagée dans son discours à la Curie du 22 décembre 2005.
La seconde raison est plus directement liée à l'Histoire. Le 11 octobre 1962, le pape Jean XXIII ouvrait solennelle­ment un nouveau Concile œcuménique, réunion qui ne s'était pas vue depuis 1869. Cinquante ans après, c'est non seulement l'heure du bilan et du discernement – œuvre qui appartient par excellence au magistère – mais celui du regard historique sur le Concile et l'après-­Concile. En partie dégagée des passions théologiques qui sont d'un autre ressort, l'Histoire peut aider, de manière auxiliaire et en restant dans son ordre, les chrétiens à porter un jugement plus éclairé sur un évènement qui a suscité et qui suscite encore bien des interprétations opposées.Un exemple parmi d’autres permet d’illustrer cet apport de l’Histoire. Les récents travaux sur la minorité conciliaire – que présente dans ce hors-­série le professeur Luc Perrin, un spécialiste de la question – permettent de réévaluer son apport dans la précision de certains textes et, de ce fait, de mesurer la portée des décisions prises. Tout cela, est-il nécessaire de le préciser, sans préjuger des positions postérieures des acteurs en question. En l’occurrence, l’attitude de Mgr Lefebvre ne fut...

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La révolution chrétienne

Après le succès de son livre De Luther à Benoît XVI, le Père Michel Viot publie un nouveau livre à l'occasion du Synode sur la nouvelle évangélisation. Dans ces entretiens avec l'abbé Guillaume de Tanoüarn,, il s'interroge sur l'avenir de l'Eglise, particulièrement en Europe. Pourra-t-elle continuer à être présente dans l'espace public ? Ou retournera t-elle aux catacombes, voire à une certaine forme de "captivité babylonienne" avec...

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Reynald Secher lauréat du 14e Prix Combourg

Créé en 1998, le Prix Combourg-Chateaubriand est décerné chaque année par l'Académie Chateaubriand. Il récompense un écrivain dont le style honore la mémoire et l'oeuvre de Chateaubriand, qui passa au château de Combourg (Ille-et-Vilaine) une partie de sa jeunesse.
Le Prix 2012 sera remis à notre collaborateur et ami, Reynald Secher, pour son livre Vendée : du Génocide au mémoricide, mécanique d'un crime legal contre l'humanité (Le Cerf) au château de Combourg le samedi 6 octobre 2012 à 16h par Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L'Express et écrivain, lauréat de l'édition 2011 du Prix.
La cérémonie de remise du prix sera suivie à 18h00 d'une conférence-débat autour du livre de Reynald Secher et d'une séance de dédicace.

Reynald Secher lauréat du 14e Prix Combourg L'Homme Nouveau
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Alleluia de saint Michel

Le chant grégorien privilégie rarement les grands intervalles. L'alléluia présenté ci-dessus, et plus encore son verset, montrent que de belles exceptions peuvent se rencontrer à l'intérieur de son riche répertoire. Quatre intervalles de quarte sont repérables tout au long de cette mélodie (1, 2, 3, 4), dont les trois derniers, préludant chacun à une descente par degrés conjoints (*), s'organisent de façon équilibrée autour du sommet expressif de la vocalise. La modalité de cet alléluia est nuancée. Elle oscille entre le mode de ré et le mode de sol, plus pré­sent dans le verset et qui conclut effectivement la pièce. Cette richesse modale permet d'allier harmonieusement la paix, le calme, la confiance, la légèreté caractéristiques du mode de ré, à la fermeté, la puissance, la plénitude du mode de sol. Il en résulte une mélodie solidement charpentée, avec des appuis très marqués sur le sol, mais aussi sur le la (*) puis sur le si naturel (*), appuis qui dessinent, avec leurs élans consécutifs, une courbe générale nettement ascendante puis descendante. Cette ligne mélodique et intensive ne manque donc ni d'enthousiasme ni d'ampleur et de solennité, mais elle ne se départit ­jamais de la sérénité propre au mode de ré. Tout reste calme, et c'est dans cette paix que la prière de supplication du verset, assez poignante pourtant, peut monter, tranquille et ardente : « Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas lors du jugement redoutable. »

Pour écouter cet Alleluia.

Ce billet est extrait du dernier numéro de L'Homme Nouveau 

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