Les conciles (3/4) | Les grandes assemblées de l’Église au service de la vérité

Publié le 28 Août 2025

Le concile de Constantinople (381) condamna les hérétiques macédoniens.

> DOSSIER : « Les conciles, des jalons pour comprendre l’histoire de l’Église »
À travers les siècles, l’Église s’est réunie pour proclamer solennellement les vérités révélées, condamner les hérésies et préserver l’unité du dépôt de la foi. Ces assemblées œcuméniques ont guidé le peuple chrétien dans les tempêtes de l’histoire. Elles manifestent la fidélité de l’Épouse du Christ à sa mission doctrinale, malgré les tensions et les défis de chaque époque.

  Ce qui caractérise les conciles œcuméniques, c’est leur rapport avec l’histoire de l’humanité. En effet, dans ces assemblées solennelles, la voix du Pape, et des évêques réunis avec lui, s’élève au-dessus des événements historiques pour réaffirmer la foi catholique immuable et condamner les erreurs de leur temps. Dans l’histoire de l’Église, vingt et un conciles ont été reconnus par elle comme œcuméniques ou généraux.

Les quatre premiers conciles

Nicée (325), présidé par l’empereur Constantin sous le pontificat de saint Sylvestre, condamna les ariens, qui niaient la divinité du Christ ; Constantinople (381), convoqué par Théodose le Grand sous le pape saint Damase, condamna les hérétiques macédoniens, ou « pneumatomaches » ; Éphèse (431), sous le pontificat de saint Célestin Ier, condamna Nestorius et proclama Marie Theotokos, Mère de Dieu ; Chalcédoine (451), alors que le pape était saint Léon le Grand et l’empereur Marcien, condamna l’hérésie monophysite.

concile de nicée vérité

Le concile d’Éphèse, en 431, proclama Marie Mère de Dieu.

Saint Grégoire le Grand a comparé ces quatre premiers conciles aux quatre Évangiles, car ils ont formulé les deux dogmes principaux de l’Église, le dogme trinitaire et le dogme christologique, ainsi que celui de la maternité divine de Marie. Au moins deux de ces conciles tombèrent cependant dans l’erreur en mettant en doute la Primauté romaine : le concile de Constantinople, dans son canon 3, définissait Constantinople comme la « nouvelle Rome » et, tout en reconnaissant sa primauté, en contestait l’origine divine ; Chalcédoine, dans son canon 28, répéta cette erreur. Le deuxième concile de Constantinople (553), convoqué par l’empereur Justinien contre la volonté du pape Vigile, ne fut reconnu comme « œcuménique » que par la suite. Le troisième concile de Constantinople (681) réaffirma l’existence des deux volontés, humaine et divine, dans le Christ, et prononça l’anathème contre la mémoire du pape Honorius pour avoir accepté les « dogmes impies » du patriarche…

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Pr Roberto de Mattei

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