Débat : réponse au Père Donneaud sur le magistère et la messe de saint Pie V

Publié le 01 Fév 2022

L’auteur dans cet article veut préciser le rôle du théologien par rapport au magistère en général et au magistère particulier du Pontife romain. Il s’applique à repréciser les degrés d’assentiment dû aux enseignements des évêques ou du Souverain Pontife. Il insiste sur la différence des énoncés qui jouissent de l’infaillibilité et de ceux qui n’ont pas cette particularité et en s’aidant de l’histoire il montre qu’il ne faut pas trop rapidement ou systématiquement faire appel à une herméneutique de continuité quand il se présente des affirmations apparemment contradictoires. L’auteur veut répondre au RP H. Donneaud qui privilégie d’emblée cette approche dans son article le Pape François, garant de la doctrine liturgique de St Pie V parus NRT 144-1 (2022) p. 38-54)

Le propos ddu présent article est d’exprimer mon étonnement à l’égard de l’article paru dans la Nouvelle Revue Théologique (NRT 144-1 p.38-54) du théologien Henri DONNEAUD sous le titre : le Pape François, garant de la doctrine liturgique de St Pie V.

Ce n’est pas mon dessein de commenter les différentes affirmations à mon avis discutables et partisanes sur l’usage  des mots ordinaire ou extraordinaire, sur l’unicité de l’expression du rite romain, sur des propositions hasardeuses du Pape François qui n’est ni un liturgiste, ni un théologien etc…  D’autres auteurs ou interlocuteurs qualifiés ont déjà fait part de leurs remarques et de leurs analyses par rapport au Motu Proprio Traditionis Custodes. Il est inutile pour moi d’entrer dans ces considérations que beaucoup déjà connaissent.   

Je tiens simplement à attirer l’attention sur une affirmation qui à mon avis reflète une certaine forma mentis très actuelle chez un certains nombre de théologiens qu’on pourrait qualifier d’« ultramontains » et qui ne peuvent supporter qu’on critique ou émette des réserves de façon argumentée et paisible sur certains actes ou propos du Pontife régnant.

 

« Un reflet d’une certain forma mentis très actuelle.

L’auteur de l’article exprime avec justesse qu’en

« régime catholique, la détermination disciplinaire du bien à accomplir … doit reposer, loin de tout arbitraire passionnel, sur l’explication doctrinale de ce qui est vrai, conforme à la vérité de la foi et de son expression liturgique, le  ‘ce qui est’ ».

Comment maintenant concilier cette affirmation avec cette autre affirmation qui conditionne tout le développement de l’article précité:

« Seul un lecteur mal averti se laissera prendre au piège de la contradiction. Le théologien sait en effet que les textes du magistère doctrinal, tant extraordinaire qu’ordinaire, se doivent interpréter selon une herméneutique de continuité dynamique, non de rupture et de discontinuité, en vertu de laquelle, malgré leurs différences, ils ne s’annulent ni se contredisent ».

Il me semble que tout le reste de l’article est fondé sur ce principe, qui n’est pas motivé par une vraie démarche de théologien, laquelle se veut une démarche libre. N’est-on pas là dans une approche de type kantien, comme si la chose était déjà jugée d’avance avant même d’en étudier les prémisses, les tenants et les aboutissants ; ce qui au mieux ne pourrait être qu’un souhait, une possibilité, une vraisemblance, devient le principe fondamental qui n’admet pas d’échappatoire. Cela est très gênant. Il n’y a pas de piège de la contradiction ; il y a seulement une exigence de vérité qu’il faut savoir découvrir. Autrement on risque ainsi une fois de plus une sorte de caporalisme ou de cléricalisme, que j’appellerai cette fois-ci « cléricalisme théologique ». On pourrait l’énoncer ainsi : « Vous devez me croire parce que c’est le Magistère qui vous le dit, et moi je défends le Magistère et le Magistère ne peut pas se tromper ». Le cléricalisme autoritaire et abusif dans le gouvernement des fidèles, des religieux, des séminaristes, des laïcs etc … a régné en maître dans certains secteurs ecclésiaux pendant des décennies, cléricalisme heureusement dénoncé par le Pontife régnant. Désormais, en grande partie grâce au Pape François, beaucoup en ont pris conscience et même les évêques le reconnaissent ! Ne s’agit-il pas maintenant dans le cas présent, sous une forme très analogue, de prétendre défendre à tout prix le contenu magistériel du Pontife actuel ou d’un consensus de certains évêques, au risque même d’en arriver à une quadrature du cercle ?

 

« On risque une fois de plus une sorte de caporalisme ou de cléricalisme,
que j’appellerai cette fois-ci « cléricalisme théologique ».

Nous savons que le magistère doctrinal est infaillible dans certaines circonstances, par exemple lorsqu’il s’agit de vérités enseignées par l’Eglise (Pape, Concile œcuménique, corps des évêques dispersés à travers le monde en union avec le Pontife dans un enseignement diachronique et synchronique sous forme de magistère ordinaire et universel). La forme de l’enseignement de ces vérités qui sont présentées soit comme étant formellement contenues dans la Révélation, soit comme étant connexes à la Révélation[1] doit alors manifester son caractère définitif et irréversible.

Mais le plus souvent le magistère est non infaillible donc susceptible d’être erroné. Il ne s’agit pas pour autant de le mépriser ou de le mettre en doute ; il mérite, a priori notre attention et même notre respect accompagné d’un assentiment de l’intelligence et de la volonté. Cependant la raison ne perd jamais ses droits et il peut arriver que ce magistère exprime très maladroitement une proposition concernant la foi ou les mœurs ou pire encore, énonce une véritable erreur dans le même domaine. Le théologien le sait. L’apologiste le sait. Bien des fidèles le savent. Voilà pourquoi cet enseignement est reçu, certes avec respect, puisqu’il émane de l’autorité compétente, mais aussi occasionnellement avec une certaine prudence, prudence qui sera d’autant plus avertie que les circonstances sont troublantes ou le détenteur de l’autorité mal formé ou mal informé. On est loin d’une attitude de contestation de l’autorité ou d’une attitude de rébellion ! Il s’agit simplement de ne pas verser dans les extrêmes : d’un côté une attitude obséquieuse ou servile qui est prête à se conformer en toutes choses aux dires ou aux paroles de celui qui détient l’autorité, ou à l’inverse, une critique stérile et amère qui peut conduire à un dénigrement systématique et finalement à une rupture.

« La raison ne perd jamais ses droits

Le vrai théologien, celui qui n’est pas partisan, n’est-il pas plutôt celui qui scrute la vérité révélée au moyen des instruments qui sont à sa portée (philosophique en premier lieu, scientifique, exégétique, linguistique, historique etc…) ?  Comme le dit l’instruction Donum Veritatis :

« Puisque l’objet de la théologie est la Vérité, le Dieu vivant et son dessein de salut révélé en Jésus-Christ, le théologien est appelé à intensifier sa vie de foi et à unir toujours recherche scientifique et prière. Il sera ainsi plus ouvert au « sens surnaturel de la foi » dont il dépend et qui lui apparaîtra comme une règle sûre pour guider sa réflexion et mesurer la justesse de ses conclusions[2] ».

Le dépôt sacré de la révélation est constitué de la Parole de Dieu écrite et de la Tradition qui a son origine dans les paroles ou les actes même du Christ ou des Apôtres.  Si le magistère aide le théologien à approfondir son étude et à mieux comprendre les vérités relatives à Dieu, cela est bien sûr très profitable. En cela le Magistère infaillible a évidemment  en premier lieu toute sa pertinence puisqu’il ne peut énoncer aucune erreur doctrinale. Le magistère doctrinal non infaillible (ordinaire ou même extraordinaire, comme par exemple l’enseignement de Vatican II[3]) a aussi son intérêt particulier et bien évidemment sa pertinence, mais il  ne jouit pas de la même garantie, ni conséquent de la même autorité, et cela doit rester présent à l’esprit. Absolutiser un magistère non infaillible (n’est ce pas là la grande tentation surtout lorsque ce magistère est tout récent ?) reviendrait donc à pratiquer ce cléricalisme théologique qui n’est pas sans rapport avec le cléricalisme d’autorité  qui a sévi et sévit parfois encore dans certains secteurs de l’Eglise,  tous les deux conduisant à des abus de pouvoir !

Le Magistère doctrinal, avec toutes les lettres de noblesses qui sont les siennes, n’est pas un absolu qui nous donne infailliblement des notions justes ou complètes sur un ensemble de vérités théologiques ou doctrinales en dépendance avec le donné révélé. Il faut toujours distinguer le magistère infaillible du magistère non infaillible (même si cette distinction répugne à certains et les met mal à l’aise car elle oblige à une grande rigueur intellectuelle). Comme le rappelle le Concile Vatican II[4], « le Magistère n’est pas au dessus de la Parole de Dieu mais il la sert »! Il ne faut donc pas le diviniser ; Gardons nous de toute idolâtrie.

Le Magistère, tout comme le pouvoir de gouvernement dans l’Eglise ne sont pas des vaches sacrées devant lequel tout genou devrait plier et que toute langue devrait automatiquement louer! Il y a bien des nuances, premièrement dans l’autorité à accorder aux documents du Magistère, et deuxièmement dans l’appréciation des documents en raison de la faillibilité de ceux qui sont pourtant supposés être ‘docteurs authentiques’, ‘hérauts de la foi’, ‘témoins de la vérité divine et catholique’ et donc enseigner de la part  du Christ. Malgré le charisme qui est le leur, nous savons que malheureusement ils peuvent s’égarer. Ne faut-il pas se garder des effets d’annonce ou de communication, du travail des lobbies, des modes, des influences médiatiques, même en théologie ? Cette dernière est une science sacrée qui mérite un détachement soigné des passions, une honnêteté intellectuelle très exigeante et surtout un recul par rapport aux formulations nouvelles non dogmatiques qui appartiennent à l’immédiat d’un enthousiasme. L’Eglise désormais bimillénaire a vu et connu des crises doctrinales ou morales dans lesquelles l’autorité officielle enseignante n’a pas toujours été à la hauteur.  L’emploi de la torture dans l’instruction de causes pour soupçon d’hérésie ou de crime n’a-t-il pas été justifié par la plus haute autorité de l’Eglise ?  

« Le Magistère, tout comme le pouvoir de gouvernement
dans l’Eglise ne sont pas des vaches sacrées.

Le Cardinal Journet dans son oeuvre l’Eglise du Verbe incarné parle d’un certain nombre de ces égarements doctrinaux parfois accompagnés d’abus d’autorité, jusqu’en la personne même du Pape[5] ! La tâche du théologien n’est donc pas de vouloir accorder ou harmoniser purement et simplement des propositions du Magistère d’hier avec celui d’aujourd’hui, comme si cela devait forcément concorder : l’herméneutique de continuité a certainement toute sa place et honneur doit lui être rendu ; il est très souhaitable et consolant de réussir à montrer le développement et la croissance homogène ou dynamique de la pensée théologique ou de souligner les précisions ultérieures comme perfectionnant les enseignements précédents sans les renier; mais cette herméneutique a aussi ses limites et parfois ses impossibilités. Les théologiens (tout comme les fidèles) ne sont pas des perroquets qui se doivent de répéter les mantras du moment, comme s’il fallait obligatoirement et impérativement être en parfaite consonance avec toute parole de l’autorité supérieure.

En 2000 ans d’histoire de l’Eglise nombreuses ont été les affirmations du Magistère pontifical non infaillible qui ont été par la suite infirmées ou annulées. L’affaire Galilée en est une illustration des plus connues, puisque la proposition soutenue par ce dernier, à savoir que la terre tournait autour du soleil (héliocentrisme) a été condamnée comme hérétique, contraire aux sainte Ecritures en 1616 par les Tribunaux de l’Inquisition et de l’Index avec l’approbation du Pape Paul III et de nouveau en 1633 avec implication directe du Pape Urbain VIII. Les affirmations du Magistère non infaillible n’étant pas des paroles révélées mais seulement des expressions contingentes relevant d’une interprétation de la vérité révélée dans un contexte particulier ont parfois besoin d’être relativisées. Rappelons encore une fois que l’Eglise, selon la droite raison, a toujours bien fait la différence entre Magistère infaillible et Magistère non infaillible. Un enseignement non infaillible qui soudainement, sous diverses pressions, deviendrait équivalent à un enseignement infaillible est une des mystifications les plus frappantes du cléricalisme théologique ou doctrinal !  Le plus étonnant, comme le faisait remarquer le Cardinal Ratzinger[6], au moment même où l’on veut imposer une adhésion à des textes qui n’engagent pas de soi l’infaillibilité, des pans entiers d’un enseignement doctrinal ou moral considéré comme définitif (vérités dont traitent le canon 750 § 1 et § 2) sont remis en discussion ou pratiquement laissés à l’appréciation des fidèles, des prêtres ou même des pasteurs qui peuvent parfois, sans inquiétude aucune, continuer à nier ou mettre en doute cet enseignement. Les exemples pullulent et on frise parfois l’hypocrisie (grande caractéristique du cléricalisme) !

« Assentiment religieux de l’intelligence et de la volonté.

Les actes non infaillibles du magistère suprême ordinaire n’exigent pas un assentiment de foi divine ou ecclésiastique. Ils requièrent un assentiment religieux de l’intelligence et de la volonté appelé assensus religiosus ou obsequium religiosum. Cet assentiment religieux est également dû, bien qu’à un degré moindre, aux décisions doctrinales du Saint Siège  ainsi qu’à l’enseignement des évêques ;  ceux -ci en effet sont les docteurs de la Foi[7].

Un tel assentiment appartient à l’ordre de la certitude morale : il est prudentiel  et donc conditionné par les circonstances.

Le caractère conditionné de cet assentiment a été mis en relief par divers théologiens[8] :

Mais il est aussi démontré par les nombreux exemples qui jalonnent l’histoire bimillénaire de l’Eglise ou des propositions non infaillibles du Magistère suprême ordinaire de l’Eglise ont du être infirmées ou révoquées subséquemment par l’autorité.

Le critère qui règle cet assentiment religieux est la conformité avec la Tradition, c’est-à-dire avec l’enseignement antérieur du magistère.

C’est exactement ce que dit le pape Jean Paul II, dans une allocution au Sacré Collège du 5 novembre 1979,  précisant  ainsi la manière de recevoir la doctrine du Concile Vatican II : «  en tant qu’elle est comprise à la lumière de la sainte Tradition et en tant qu’il se réfère au magistère constant de l’Église elle-même[9] ».

Ces brèves considérations voudraient aider à mieux saisir que la tâche du théologien est très laborieuse et ne peut se contenter, dans une démarche de vérité et d’authenticité, de répéter plus au moins mécaniquement ou de paraphraser des formules à saveur de slogans, quand bien même elles émaneraient de ceux qui détiennent la plus haute autorité magistérielle. C’est une affaire de vérité ; l’autorité est au service la vérité et ne la domine pas et ne la biaise pas. Elle doit en être la sainte  gardienne et interprète fidèle.

Mots clefs : Magistère ? assentiment ? cléricalisme ?Traditionis custodes ? theologien


[1] Cf CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI,  Professio fidei , 9 janvier 1989 : AAS 81 (1989), p. 105;   Motu proprio Ad tuendam fidem, 18 mai 1998 avec note explicative de la CDF 29 juin 1998.

[2] CONGREGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, Instruction sur la vocation du théologien, DONUM VERITATIS n° 8, 24  mai 1990.

[3] Les actes eux-mêmes du concile Vatican II indiquent la valeur doctrinale des textes promulgués, suivant la notification publiée par le Secrétariat général du concile le 16 novembre 1964.

« EXTRAITS DES ACTES DU CONCILE VATICAN II (AAS 1965, 72). (Notifications faites par l’Excellentissime Secrétaire général du Concile à la 123° congrégation générale du 16 novembre 1964):

« On a demandé quelle note théologique devait être appliquée à la doctrine exposée dans le schéma De Ecclesia et soumise au vote des Pères. Répondant à cette question, la commission théologique, dans l’examen des observations apportées au chapitre trois du schéma sur l’Eglise, a déclaré ce qui suit: Il va de soi que le texte du Concile est toujours à interpréter selon les normes générales connues de tous. En l’occurrence, la commission renvoie à sa déclaration du 6 mars 1964 que nous reproduisons ici:  » Compte tenu de la pratique en usage aux conciles et de la fin pastorale du présent Concile, celui-ci précise que, parmi les points de foi ou de morale, l’Eglise doit tenir ceux-là seuls que le Concile aura explicitement déclarés tels.  » Quant aux autres points proposés par le Concile et contenant la doctrine du Magistère suprême de l’Eglise, ils doivent être reçus par tous et chacun des fidèles selon le sens que leur donne le Concile lui-même. Ce sens est à entendre soit à partir du sujet traité, soit d’après la manière même de parler, selon les normes d’interprétation reçues en théologie.  » »

Pour commenter cette notification nous citerons les Dictionnaires de Théologie Catholique, (Table -Vatican II autorité des textes conciliaires) par Mgr. Ph. Delhaye (colonnes 4330 à 4450).

Colonne 4330 : Une déclaration du 16 novembre 1964  qui fait suite au texte de Lumen gentium rappelle que seuls seront tenus comme définis par le Concile les points de foi et de mœurs qu’il aura clairement assignés comme tels; or le concile n’a jamais manifesté cette intention.

Colonne 4345 : Le concile n’a jamais dit qu’il prétendait engager à fond son autorité et son charisme alors qu’il en faisait explicitement la condition d’un enseignement irréformable.

Colonne 4349 (conclusion générale) : Dans les textes de Vatican II on ne trouve aucune définition solennelle du magistère extraordinaire (Paul VI), le concile reconnaissait cette prérogative mais déclarait qu’il en userait seulement d’une manière explicite. Il ne l’a pas fait (cf. note annexe Lumen gentium).

Les textes du concile Vatican II ne sont pas revêtus du caractère d’infaillibilité ; ils ont l’autorité du magistère suprême ordinaire.

[4] Dei Verbum 10

[5] C. JOURNET, l’Église du verbe Incarné, Tome I, La hiérarchie apostolique, Éditions Desclée, de Brower, Bruges, 1941. Notamment pp. 347 à 351 : approbation de la torture par le pape Innocent IV dans la bulle Cum Adversus du 31 octobre 1243 à l’encontre de son prédécesseur Nicolas I qui l’avait condamnée en 866 comme contraire tant à la loi divine qu’à la loi humaine. Cf aussi pp. 424-428 et pp. 448-449 : assistance prudentielle faillible du Souverain Pontife. Cf aussi la condamnation de Galilée dans l’Excursus V pp. 428-433.

[6] J. RATZINGER, Entretiens sur la Foi, Fayard, Paris, 1985; J. RATZINGER, Conférence aux évêques du Chili, le 13 juillet 1988, in La pensée Catholique n° 237, Décembre 1988, pp. 71-74.

[7] Cf. CIC can. 752 et 753

[8] On peut consulter à ce propos :

– ENCHIRIDION  SYMBOLORUM Denziger- Hûnermann, Edizione Bologna 1996, pp. [198]-[199]

– ENCHIRIDION SYMBOLORUM par Denziger- Schönmetzger, éditeur Herder 1976, pp. 894-895.

– J. SALAVERRI sj, in  M. Nicolau et J Salaverri, Traité de théologie fondamentale, BAC, Madrid, 1955, tome I, n° 674 page 719. Plusieurs auteurs sont cités comme L. Choupin, G. Wilmers, A. Straub, Ph. Maroto, L. Lercher…

– DICTIONNAIRE DE THEOLOGIE CATHOLIQUE : Table : autorité des textes conciliaires, Mgr Delhaye, colonne 4346 in fine, 4347 in principio.

9] Quatenus intellegitur sanctae Traditiones lumine et quatenus ad constans Ecclesiae ipsius magisterium refertur » ( AAS 1979 col 1452).

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