L’exposition : Visages d’artistes. De Courbet à Annette Messager

Publié le 12 Juin 2026
Courbet portrait

Gustave Courbet, Autoportrait dit Courbet au chien noir, entre 1842 et 1844. Huile sur toile, 46,5 × 55,5 cm. Paris, Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. CCØ Paris Musées / Petit Palais.

Jusqu’au 19 juillet, le visiteur du Petit Palais peut découvrir une belle exposition intitulée « Visages d’artistes. De Courbet à Annette Messager », réunissant portraits et autoportraits, en peinture ou sculpture, du XIX siècle à nos jours.

 

La nouvelle exposition du Petit Palais est inédite. Consacrée au portrait et à l’autoportrait, elle réunit une centaine d’œuvres du XIX siècle, sorties pour la plupart des réserves de ce musée, dialoguant avec des œuvres de notre temps réalisées par des femmes artistes. Longtemps écartées du monde artistique, ces dernières y trouvent désormais leur place au même titre que les hommes.

Accueilli par le superbe Autoportrait au chien noir de Gustave Courbet (1819-1877), peint alors qu’il n’a qu’une vingtaine d’années, le visiteur découvre les visages d’artistes illustres. Celui d’Hippolyte Flandrin (1809-1884) côtoie ceux de Puvis de Chavannes (1824-1898) et de Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875)…

Suit l’intéressante galerie de bustes en plâtre ou en bronze d’un brillant autodidacte, Paul Paulin (1852-1937). Elle donne à découvrir les visages de Renoir, Degas, Monet, Pissarro… Ailleurs les peintres ou sculpteurs sont représentés dans leurs ateliers (Le Portrait de Jean Carriès dans son atelier, v. 1886, Louise Breslau) ou dans leurs intérieurs (Les Quatre Anabaptistes : Portrait de Pierre Bonnard, v.1830, Édouard Vuillard [1868-1940]). Quelques caricatures montrent Rodin et Courbet…

À la sortie de l’exposition, sur la gauche, le public est invité à découvrir la maquette de la coupole de « L’Histoire de l’art français » au Petit Palais créée en 1921 par Maurice Denis après la Première Guerre mondiale. Poursuivant la visite, il est possible d’admirer la coupole en place en empruntant l’escalier monumental qui se trouve également à gauche de l’exposition. Par ailleurs, dans le parcours général du musée accessible gratuitement, des œuvres contemporaines sont mises en regard des riches collections permanentes.

 


5eeac03662d49601a3febc36751129dc courbetDu 18 mars au 19 juillet 2026.

Petit Palais
avenue Winston-Churchill, 75008 Paris.
Tél. : 01 53 43 40 00.

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h, vend. et sam. jusqu’à 20h.
Fermé le lundi.

 

>> à lire également : DOSSIER | Spectacles, Histoire et mémoire (1/4) : La fièvre et la joie du spectacle

 

Céline Vicq

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉditorialChrist-Roi

Ni le Christ ni son Église ne sont en option

Éditorial du chanoine Pol Lecerf | Le 11 juin, juste avant la fête du Sacré-Cœur du Christ, les évêques américains, réunis dans la basilique du sanctuaire national de Marie, Reine de l’Univers, à Orlando (Floride), poseront un acte inédit : pour la première fois de leur histoire, les États-Unis d’Amérique seront solennellement consacrés au Sacré Cœur de Jésus. Roi par droit de naissance et par droit de conquête, le Christ a en effet un droit strict à régner non seulement sur les individus, mais aussi sur les familles et sur les cités politiques.

+

Sacred heart school Yercaud elango CC BY SA 4.0 scaled e1781094336390 courbet
À la uneTribune libreChrétiens dans le monde

100 jours de la guerre au Liban : le sud totalement annexé et vidé de ses habitants

Tribune | Ce 10 juin marque les 100 jours de la guerre au Liban. On dénombre aujourd'hui près de 3500 morts, 10 500 blessés et plus d'un million de déplacés, un chiffre qui devrait encore augmenter après les déclarations de Benjamin Netanyahou de vouloir frapper le sud de Beyrouth. Entretien avec Jean Vallier, directeur de la communication de SOS Chrétiens d’Orient.

+

SOS Chrétiens d’Orient Liban guerre
CultureArt et Patrimoine

Spectacles, Histoire et mémoire (3/4) | Les Nuits d’Aldéarde : un projet collectif à Airvault

DOSSIER « Été 2026 : Le spectacle au service de l’Histoire et de la mémoire » | Une famille, des racines locales, le souci de la transmission et le goût du défi. Voilà ce qui a poussé Béatrice et Maximilien Gindre à donner naissance aux Nuits d’Aldéarde, au cœur des Deux-Sèvres, dans la « Petite Cité de caractère » d’Airvault. Un projet culturel qui, à travers son spectacle estival en particulier, veut redonner vie à l’histoire trop souvent oubliée de cette vieille terre de France. Entretien avec Béatrice Gindre.

+

nuits d'aldéarde