Le peintre hongrois Károly Ferenczy (1862-1917), peu connu en France, est actuellement exposé au Petit Palais, avec de nombreuses toiles inspirées tout à la fois des mouvements naturaliste, symboliste, impressionniste, nabi… Jusqu’au 6 septembre 2026.
À Paris, le Petit Palais accueille la première rétrospective des œuvres figuratives du peintre hongrois Károly Ferenczy (1862-1917). Peu connu en France, il est cependant très célèbre dans son pays.
Des portraits de ses proches, des autoportraits, des scènes très statiques de la vie quotidienne aux couleurs délicates (Devant les affiches, 1891, Les Jardiniers, 1891), peints à l’huile mais aussi dessinés brillamment au fusain (Portrait d’Olga Fialka, épouse de l’artiste, 1894) ou au crayon, caractérisent ses débuts.
Né à Vienne, il étudie à Munich avant de venir à Paris à l’Académie Jullian. Il reçut également l’enseignement du peintre Bastien Lepage (1848-1884) dont son œuvre porte des influences.
On ne peut le classer dans aucun mouvement artistique de son temps. Il subit cependant leurs attractions mêlant des aspects naturaliste, symboliste, impressionniste, nabi… Ses nombreux voyages en Europe marquent aussi son travail.
La nature devient omniprésente sur ses toiles. Chant d’oiseau, 1893, réalisée lors de sa période munichoise, touchante toile à la coloration subtile de rouge et de vert, témoigne de cette harmonie entre l’être humain, une femme enceinte, écoutant un oiseau perché au sommet d’un arbre, et la végétation.
La création d’une colonie d’artistes installée à Nagybánya, ville minière aujourd’hui en Roumanie, marque un tournant dans sa carrière. Il y insère des scènes religieuses dans les paysages qui l’entourent. Le Sermon sur la montagne (1896-1897), où parmi l’assistance on reconnaît des membres de sa famille et des peintres vivants en ce lieu, en est un exemple.
Une belle découverte !
Du 14 avril 2026 au 6 septembre 2026.
Petit Palais
avenue Winston-Churchill, 75008 Paris.
Tél. : 01 53 43 40 00.
Du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Nocturnes jusqu’à 20h le vendredi et le samedi.
Fermé le lundi.
>> à lire également : TRIBUNE | Mise en scène et mise en fête de l’Histoire







