Humanæ Vitæ questionnée par Proust, une manière originale d’aborder l’encyclique

Publié le 30 Oct 2018
Humanæ Vitæ questionnée par Proust, une manière originale d'aborder l'encyclique L'Homme Nouveau

Il y a cinquante ans, le pape Paul VI révélait au monde l’encyclique Humanae Vitae. Contre l’avis de la Commission sur la population, la famille et la natalité qui travaillait sur ces questions, le pape a choisi de trancher la question de la régulation des naissances en affirmant comme intrinsèquement désordonnés les moyens de contraception. Mal reçue, mal comprise, l’encyclique de Saint Paul VI a été expliquée et complétée par un de ses successeurs, Saint Jean-Paul II.

Ingrid d’Ussel, mère d’une famille de cinq enfants, déjà auteur de S’il te plaît, Maman, emmène-moi me confesser, formatrice pour la méthode Billings, a cherché un moyen de faire connaître cette encyclique aux jeunes. Plutôt qu’un gros ouvrage scientifique comme il en existe déjà plusieurs, Ingrid d’Ussel a choisi un moyen original d’aborder le texte papal : elle l’a soumis au questionnaire de Proust et propose Humanae Vitae questionnée par Proust. 

Le questionnaire de Proust est inspiré d’un jeu en vogue chez les Anglais au XIXe siècle. Sorte de test de personnalité, il consiste à répondre à une batterie de questions demandant des réponses personnelles. Marcel Proust le découvre pendant son adolescence. Son adaptation du questionnaire est ses réponses décalées ont fait connaître l’exercice.  

L’encyclique prend la parole, toutes les questions auxquelles Proust avait répondu sont présentes, à une différence près : la question des “noms favoris ?” a été remplacée par “la nourriture préférée ?”. Dans le sommaire nous avons les réponses brèves, chacune est détaillée dans son chapitre, en quelques pages seulement. Humanae Vitae s’exprime à la première personne et s’appuie sur de grands noms pour diffuser son message, Aldous Huxley, Jean de La Fontaine, Robin des Bois, mère Thérésa… autant de personnages, réels ou fictifs, qui permettent par leurs vies ou leurs œuvres de présenter des aspects de l’Évangile de la Vie. 

Si Ingrid d’Ussel ne souhaite pas faire de son livre une somme sur la théologie du corps, son livret éveille la curiosité du lecteur et incite à approfondir les différentes questions abordées en se plongeant dans des ouvrages plus conséquents. 

Humanæ Vitæ questionnée par Proust, aux éditions Via Romana, 126p. 10€

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