Kateri Tekakwitha et la Nouvelle-France (2/4) : Sainte Kateri, le Lys des Mohawks

Publié le 27 Août 2026
Kateri Tekakwitha
DOSSIER n° 1860 : « Sainte Kateri Tekakwitha, la sainteté en Nouvelle-France »
Breton copie kateri tekakwithaNée en 1656 et morte en 1680 à l’âge de 24 ans, Kateri Tekakwitha est la première autochtone d’Amérique du Nord à avoir été canonisée. En apostolat au Canada, l’abbé Jacques Breton, de la Fraternité Saint-Pierre, souligne combien cette pure figure rappelle la haute vocation de la France dans l’ordre de la Providence.

 

| Qui était réellement sainte Kateri Tekakwitha ?

Sainte Kateri Tekakwitha est née en 1656 dans le village iroquois d’Ossernenon, situé dans l’actuel État de New York, aux États-Unis. Son père était un chef iroquois païen, tandis que sa mère, originaire du Canada, était une Algonquine devenue catholique. Cette dernière avait été capturée lors d’une incursion iroquoise et avait épousé son ravisseur. En 1660, une épidémie de variole ravage son peuple. Kateri, âgée de seulement 4 ans, perd ses parents et son frère. Elle est elle-même atteinte par la maladie, mais survit, gardant toutefois un visage défiguré et une vue affaiblie. Recueillie par son oncle, elle grandit dans le nouveau village de Gandaouagué. Souvent confinée à l’intérieur en raison de sa vue devenue sensible à la lumière, elle reçoit le surnom de Tekakwitha, qui signifie « Celle qui s’avance en tâtonnant ».  

| Pourquoi l’appelle-t-on le « Lys des Mohawks » ?

Dès l’âge de 8 ans, ses tantes tentent de la marier selon la coutume iroquoise, par laquelle les mariages pouvaient notamment servir à sceller des alliances entre familles. Bien qu’elle ne soit pas encore chrétienne et que la notion de virginité consacrée n’existe pas chez son peuple, Kateri repousse toutes ces propositions. Un soir, ses tantes lui tendent un piège en invitant un jeune homme dans la cabane familiale. Comprenant leur manœuvre, elle refuse d’entrer tant qu’il est présent. Cette résistance provoque la colère de ses tantes : Kateri est alors traitée comme une esclave et accablée de travaux pénibles. Sa fermeté à préserver sa pureté, avant même de devenir chrétienne, lui vaudra le surnom de « Lys des Mohawks » (Mohawks étant un autre nom pour désigner les Iroquois).  

| Comment comprendre sa conversion au catholicisme ?

Kateri naît dans un contexte de guerre entre les Français et les Iroquois. Elle doit se cacher lors d’un raid de l’armée française qui incendie plusieurs villages iroquois. À la suite…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Mayalen de Vergnette

Mayalen de Vergnette

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseLéon XIV

La sagesse de Léon XIV

L’Essentiel de Thibaud Collin | Devant un large éventail de participants, au Stade de France, à Notre-Dame de Paris à Lourdes ou à Metz, Léon XIV a su rappeler, pendant son voyage en France, avec sérénité et profondeur, les fondamentaux d'une civilisation chrétienne. Une véritable thérapie spirituelle pour une nation dont l'avenir est à vue humaine bien sombre.

+

Léon XIV france voyage sagesse sage
À la uneÉgliseMagistère

Les splendeurs de Marie corédemptrice

Deux livres sont parus récemment en France portant sur la question, théologiquement débattue, de Marie comme corédemptrice. En soulignant l'intérêt de ces ouvrages, l'abbé Claude Barthe indique aussi fortement la convenance qu'il y a à donner ce titre à la Vierge Marie.

+

marie corédemptrice
ÉgliseMagistère

Un colloque international sur la Vierge Marie

Entretien | Les 7 et 8 octobre prochains se déroulera à Rome un colloque international sur la Vierge Marie dans le dogme et le culte. Ouverte à tous, cette rencontre sera honorée par les interventions des cardinaux Müller et Burke. L’une des organisatrices, Virginia Coda Nunziante, précise ici les buts et le sens de cet événement.

+

colloque vierge marie
ÉgliseÉglise de FranceLéon XIV

Léon XIV en France : Un voyage résolument catholique

Spécial venue du Pape en France | Le succès du voyage apostolique de Léon XIV apparaît comme une divine surprise dans un pays ou le catholicisme semble condamné à disparaître et où l'épiscopat est encore à la remorque du progressisme. Le ton résolument spirituel du Souverain Pontife a conquis les foules et son courage moral face aux politiques mérite d'être souligné malgré l'omission de certains sujets.

+

Léon XIV pape