Les 7 et 8 octobre prochains se déroulera à Rome un colloque international consacré au thème de la Vierge Marie dans le dogme et le culte. Ouverte à tous, cette rencontre sera honoré par les interventions des cardinaux Müller et Burke. L’une des organisatrices, Virginia Coda Nunziante, précise ici les buts et le sens de cet événement.
| Pourquoi un colloque international sur la Vierge Marie aujourd’hui ?
Pour rendre hommage à la Très Sainte Vierge et rappeler sa place unique dans le mystère du Christ et de l’Église. À une époque marquée par une profonde désorientation doctrinale et spirituelle, nous ressentons l’urgence de redécouvrir la richesse de la mariologie traditionnelle. Marie n’est pas une figure secondaire de notre foi : sa maternité divine, ses privilèges et sa coopération à la Rédemption sont intimement liés au mystère du Christ. Ce colloque entend approfondir ces vérités et contribuer à un authentique renouveau de la dévotion mariale.
| Est-ce un colloque ouvert à tous ?
Oui, absolument. Le colloque se tiendra à Rome, les 7 et 8 octobre 2026, à l’Augustinianum, près du Vatican. Il s’adresse non seulement aux théologiens, prêtres et religieux mais aussi à tous les fidèles désireux d’approfondir leur connaissance et leur amour de la Sainte Vierge.
Une traduction simultanée en français, italien et anglais permettra une large participation internationale. Et si la Providence nous aide, nous envisageons la publication des actes.
| Quels seront les contributeurs et sur quels thèmes principalement ?
Les cardinaux Raymond Leo Burke et Gerhard Ludwig Müller, le père Wojciech Giertych, théologien de la Maison pontificale, le père Manfred Hauke, mariologue, Mgr Rudolf Schmitz de l’Institut du Christ Roi, ainsi que plusieurs théologiens, historiens et spécialistes internationaux.
Les interventions aborderont les fondements dogmatiques de la mariologie, la maternité divine, l’Immaculée Conception, la coopération de Marie à la Rédemption, mais aussi le culte marial, la spiritualité et la place de la Vierge dans l’histoire de l’Église. Nous souhaitons conjuguer rigueur théologique et amour filial envers Notre-Dame.
| Le colloque veut-il faire écho au document récent du Vatican sur la Corédemption de la Vierge Marie ?
Le colloque a été conçu indépendamment de ce document. Il ne s’agit donc pas d’une réaction polémique, mais d’une occasion d’approfondir sereinement la doctrine traditionnelle sur la coopération singulière de Marie à la Rédemption. Le Christ est l’unique Rédempteur, mais sa Mère lui est associée d’une manière absolument irremplaçable et entièrement dépendante de lui. Cette question, abordée par de nombreux saints et théologiens, mérite une réflexion approfondie, dans la fidélité à la Tradition et au Magistère de l’Église.
| Y aura-t-il une suite à cette initiative ?
Nous l’espérons vivement ! Ce colloque se veut un point de départ, et non un événement isolé. Nous souhaitons encourager de nouvelles initiatives doctrinales, culturelles et spirituelles, favoriser les échanges entre spécialistes et diffuser les enseignements présentés à Rome. Notre ambition est de contribuer à un véritable renouveau marial dans la vie de l’Église. De Maria numquam satis : nous n’aurons jamais fini de connaître, d’honorer et d’aimer la Mère de Dieu.
Pour en savoir plus :
Toutes informations sur le site Internet du colloque (demarianumquamsatis.org). Cette rencontre s’ouvrira officiellement le 6 octobre par les vêpres solennelles en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, le 6 octobre à 18 h 45, dans la basilique Notre-Dame du Rosaire (Via Cernaia – Rome), présidées par Son Excellence Anthony Colin Fisher, archevêque de Sydney. Le colloque proprement dit se déroulera à l’Istituto Patristico Augustinianum (Via Paolo VI, 25 – 00193 Rome RM).
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