Christ-Roi 1/4 : « La paix du Christ par le règne du Christ »

Publié le 01 Déc 2022
Christ
La paix de ce monde ne peut se faire sans le Christ ni en dehors de son règne… Cent ans après la première encyclique de Pie XI, le constat et les exhortations du pape résonnent avec une actualité particulière. 

  Le 23 décembre 1922, le pape nouvellement élu donnait à l’Église et au monde sa première encyclique : Ubi arcano Dei consilio. Si elle n’est certainement pas le plus connu de textes de Pie XI, cette lettre est un aperçu programmatique ramassé et dense des grandes orientations de son pontificat. Venant après Pie X et Benoît XV dont les règnes avaient été marqués par la montée des tensions puis la terrible guerre opposant les nations chrétiennes, le pape revient sur le contexte troublé des nations chrétiennes et donne ce qui lui semble être l’orientation principale de son pontificat : redonner aux individus et aux sociétés une paix véritable. En cette courte lettre adressée aux évêques du monde entier, Pie XI offrait un aperçu quasi prophétique des grands défis de l’Église dans les années de l’entre-deux-guerres, que l’on retrouvera dans les grands textes de son pontificat : Quas Primas, Casti Connubii, Quadragesimo Anno, Divini Redemptoris… Pourtant, revenir à Ubi arcano après un siècle ne présente pas seulement un intérêt historique, car les thèmes abordés ne sont pas sans résonance profonde dans les premières décennies de notre XXIe siècle.   1. L’oubli de Dieu qui blesse l’homme à trois niveaux Saint Jean avait identifié et classé dans sa première épître les influences néfastes du monde dans trois directions principales : la convoitise de la chair, la concupiscence des yeux et l’orgueil de la vie (1 Jn 2, 16). C’est à ces trois niveaux que Pie XI fait l’amer constat d’un oubli général de Dieu dans les sociétés de son temps. Cette division recouvre les trois échelons de la vie humaine : l’individu, la famille, cellule de base de toute société, et l’État, organisation politique de la cité.

  • Orgueil de la vie

Au niveau de la société, l’oubli de Dieu prend la forme de l’orgueil de la vie, la quête du pouvoir pour lui-même. Le droit naturel est oublié aussi, conduisant à fonder le droit sur la force du souverain et de l’État, qui devient la référence unique. Les nombreux risques de dérive dénoncés par le pape ne sont pas sans annoncer prophétiquement la grave crise que connaîtra l’Europe des années…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Abbé Paul Roy, FSSP +

Ce contenu pourrait vous intéresser

Église

Maria Alvarado : une laïque à la tête de la communication du Saint-Siège

Jamais une femme non religieuse n’aura eu une telle responsabilité au Vatican. La nomination de Maria Montserrat Alvarado, jeune Mexicano-Américaine et présidente d’EWTN News, pour diriger la communication au Vatican marque l’ouverture d’une ère nouvelle, tournée non plus vers l’Europe, où la foi décline, mais davantage vers les Amériques.

+

maria Alvarado EWTN vatican communication
ÉgliseLiturgie

La pause liturgique : Agnus Dei 16 (Féries per annum)

Voici un Agnus Dei très ancien, daté du Xᵉ siècle, et représenté par de nombreuses sources manuscrites en provenance de toute l’Europe. Sa mélodie du 1er mode est très simple et alterne avec discrétion les courts passages syllabiques et de sobres formules neumatiques.

+

alléluia corps Agnus Dei
ÉgliseLiturgie

La pause liturgique : Sanctus 16 (semaine du temps ordinaire)

Le Sanctus 16 est un des plus simples de toute la série. Il est daté du XIIIᵉ siècle et serait probablement d’origine anglo-saxonne. Il se présente comme une légère amplification d’une déclamation, et son caractère assez syllabique le range parmi les Sanctus les plus faciles à mémoriser et donc à chanter pour une foule. Il s’agit d’un 2ᵉ mode à l'ambitus assez restreint.

+

SANCTUS
ÉgliseLiturgie

La pause liturgique | Kyrie 16 (jours ordinaires)

Le Kyrie 16 est le plus bref puisqu’il tient sur deux lignes de portée à peine. Il est daté des XIe-XIIIe siècles, mais il remonte sans aucun doute beaucoup plus haut et sa modalité est très archaïque. Il est marqué en 3ème mode et suit un schéma extrêmement simple : abaa’.

+

kyrie