Le printemps de la doctrine sociale de l’Église

Publié le 27 Fév 2014
Le printemps de la doctrine sociale de l’Église L'Homme Nouveau

Effet de la mobilisation forte des familles pour défendre le vrai mariage, la doctrine sociale de l’Église tente les jeunes générations désireuses d’œuvrer pour le bien commun. Un patrimoine à découvrir et à incarner dans toute la société.

Après le printemps des familles

Le printemps s’annonce tôt cette année et c’est une bonne nouvelle. Cela devient même presque une habitude après le printemps des familles françaises, unies l’an dernier pour défendre dans un grand élan en faveur du bien commun, le socle de toute société durable.

Mais, justement, pour un véritable printemps durable, qui soit autre chose qu’une flambée sans lendemain ou qu’une envolée de moineaux à l’approche de l’hiver, nombreux sont ceux qui se tournent vers l’Église et qui lui disent en substance : l’heure est venue de nous transmettre – enfin – les indications données par la doctrine sociale dont on connaît le nom sans rien en savoir.

Renaissance

C’est qu’elle sort, étrangement, d’une longue glaciation pratique, cette doctrine sociale de l’Église. En 1979, un sérieux et savant théologien dominicain la réduisait à une espèce d’idéologie conservatrice qu’il fallait s’empresser de jeter aux orties. Dans le même temps, un jeune pape, venu des pays de l’Est, rappelait que cette fameuse doctrine appartenait au patrimoine de l’Église et qu’elle était apte à répondre aux défis du temps présent. Lui et ses successeurs n’ont pas manqué par la suite de développer ce corpus doctrinal à travers un certain nombre d’encycliques et de textes divers émanant du magistère.

Résultat ? Une effervescence au moment de la publication des fameuses encycliques. Deux ou trois débats entre les interprètes libéraux et socialisants, chacun tirant la couverture papale à soi. Et puis ? Rien, ou presque ! Chacun repartait avec son petit bout de doctrine sociale de l’Église en poche. La propriété privée et la liberté d’entreprise pour les tenants de l’économie de marché ; la solidarité, la destination universelle des biens, l’aide aux plus pauvres, pour les tenants de l’économie socialiste. Et le respect de la Création et de la nature pour les écolos chrétiens qui pointaient alors dans le débat public. C’était juste oublier que la doctrine sociale de l’Église constitue un tout cohérent et organique…

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