La célébration de la Toussaint est l’occasion de nous rappeler que nos appuis, nos intercesseurs et nos modèles sont tous les bienheureux qui nous ont précédés au Ciel et auxquels nous nous unissons à travers l’imitation du Christ.
Dimanche prochain, la série des dimanches ordinaires s’interrompt pour célébrer la Toussaint. Une fête en l’honneur de tous les martyrs apparaît en Syrie dès le IVᵉ siècle, puis chez les Byzantins. Rome les célébrait le 13 mai, depuis la consécration du Panthéon au culte chrétien par Boniface IV, qui remplaça tous les dieux païens par ceux qui avaient versé leur sang pour le Christ (609) et cette solennité fut transférée au premier jour de novembre et élargie à tous les saints sous le pontificat de Grégoire III (827-844), grâce notamment à l’action de Louis le Pieux († 840) et de l’épiscopat franc. Le Martyrologe romain nous précise l’objet de cette fête : « Dans la joie d’une même festivité, la sainte Église encore en pèlerinage sur la terre vénère la mémoire de ceux dont la compagnie fait exulter le ciel, afin d’être encouragée par leur exemple, réjouie par leur patronage et couronnée pour les siècles éternels par leur triomphe en présence de la divine majesté » (éd. 2001, 1er novembre).
Un chœur divers
Les textes de l’office divin manifestent bien la diversité des talents des citoyens du Ciel. L’hymne des vêpres, due au chancelier de Louis le Pieux, invoque la Vierge Marie, les anges, les prophètes, les apôtres, les martyrs, les confesseurs, les moines et les vierges afin « d’être sauvés par [leurs] prières » et d’« avoir part à l’héritage du Christ » (hymne Christe Redemptor). En effet, les saints ne nous donnent pas seulement un exemple à suivre. Une préface du Missel résume les différents aspects de leur culte : « Tu es glorifié – dit-elle au Père – dans l’assemblée des saints : lorsque tu couronnes leurs mérites, tu couronnes tes propres dons. Dans leur vie, tu nous procures un modèle, dans la communion avec eux, une famille, et dans leur intercession, un appui ; afin que soutenus par de si nombreux témoins, nous courions jusqu’au bout l’épreuve qui nous est proposée et recevions avec eux l’impérissable couronne de gloire » (Propre de France [1962] et MR1970). Dieu est donc l’unique source de la sainteté et les saints sont aussi nos frères et nos intercesseurs. De plus, la sainteté dépasse le cadre de la vie sacerdotale…







