L’exposition l Chagall, Modigliani, Soutine et Cie : L’École de Paris (1900-1939)

Publié le 23 Sep 2022
L'exposition l Chagall

Après trois années de travaux, le musée d’art moderne de Céret dans les Pyrénées orientales a rouvert ses portes au printemps dernier. Aujourd’hui, en plus de ses collections permanentes, il présente une passionnante exposition consacrée à l’Ecole de Paris, celle-ci étant non pas un mouvement mais la réunion d’un ensemble d’artistes étrangers, souvent européens, venus se réfugier en France et en particulier dans la capitale réputée comme libre et ouverte à la création artistique…

À la suite d’une sélection de tableaux montrant les « Maîtres de la couleur : du fauvisme à l’abstraction » qui réunit Sonia Delaunay, Frantisek Kupka et Amadeo de Souza-Cardoso, ce sont les cubistes qui sont mis à l’honneur (Pablo Picasso, Georges Braque, Juan Gris…).

De monumentales photographies évoquent les lieux fréquentés par ces peintres et sculpteurs : les cafés de Montparnasse mais aussi la Ruche où se retrouvent un grand nombre de ces exilés volontaires.

Des œuvres d’artistes très connus, Chagall, Soutine, Modigliani, en côtoient d’autres ignorés : Michel Kikoïne (1892-1968) avec un touchant Portrait de Claire à l’huile (1927), Eugène Zak (1884-1926) et sa peinture statique et silencieuse Le Jouet (1924), un beau portrait du sculpteur François Pompom (1924) de Mela Muter (1876-1967)… D’intéressantes sculptures de Jacques Lipchitz (1891-1973), d’Ossip Zadkine (1888-1967) sont aussi à contempler. Un espace est consacré à la photographie avec de superbes vues du Paris des années 1930-1935.

À découvrir !

Jusqu’au 13 novembre 2022.
Musée d’art moderne 8, Bd Maréchal Joffre, 66400 Céret. Tél. : 04 68 87 27 76. Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h.

Catalogue : Chagall, Modigliani, Soutine &Cie, L’École de Paris, collectif, ed. Silvana editoriale, musée de Céret, Centre Pompidou, 168 p., 25 €.

Photo : Brassaï (1899 -1894)Le Pont Neuf, vers 1932Épreuve gélatino-argentique30 × 22 cmDonation de Mme Gilberte Brassaï en 2002Collection Centre Pompidou, Paris Musée national d’art moderne Centre de création industrielleInv. : AM 2003-5 (20)© Estate Brassaï –RMN-Grand PalaisCrédit photographique : Centre Pompidou, MNAM-CCI/Adam Rzepka/Dist. RMN-GP.

Celine Vicq

Celine Vicq

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneCultureHistoire

Saint Louis (5/8) : Un roi au service du bien commun

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Saint Louis aurait pu être un homme pieux mais médiocre souverain, un excellent chef doublé d’un triste mécréant. Il ne fut ni l’un ni l’autre. En travaillant à l’héroïcité de ses vertus, il a magnifié ses dispositions profanes, transcendant ses qualités de dirigeant. Entretien avec François-Régis Legrier, professeur de géopolitique, auteur de Saint Louis, modèle des chefs d'État (Via Romana).

+

saint louis bien commun justice chef
À la uneCultureArt et Patrimoine

Une petite-fille de Velázquez ?

Analyse d’œuvre | L'exposition en cours au musée Jacquemart-André propose au public des chefs-d’œuvre de la peinture baroque espagnole, parmi lesquels un portrait d'enfant dans un style qui tranche avec les ceux qui rendirent si célèbre Velázquez, le maître du Siglo de Oro, auprès des cours européennes.

+

Velázquez
À la uneCultureHistoire

Saint Louis (4/8) : Blanche & Marguerite, deux reines au chevet du royaume

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Dans l'ombre et la lumière du règne de saint Louis, deux figures féminines s'imposent : Blanche de Castille, mère dévouée et reine de fer, et Marguerite de Provence, reine pieuse et épouse fidèle. À travers leurs influences respectives, se lit l'équilibre singulier d'une royauté en acte, structurée par la foi chrétienne.

+

saint louis blanche de castille marguerite de Provence