> Initiatives chrétiennes n° 1850
Tournée plus spécialement cette année vers les néophytes et catéchumènes, la Marche de Saint Joseph mène les hommes depuis les paroisses ou les écoles parisiennes jusqu’à Saint-Sulpice, en passant par Montmartre. L’occasion pour eux de se rencontrer mais aussi de retrouver sa vocation au don. Entretien avec l’abbé Vincent de Mello, aumônier du pèlerinage.
| Le 21 mars prochain, de nombreuses paroisses d’Ile-de-France participeront à la seizième édition de la Marche de Saint Joseph. Quelle est l’origine de ce pèlerinage ?
La Marche de Saint Joseph est née en 2010, dans la paroisse Saint-François-Xavier (VIIᵉ arrondissement de Paris). Elle a commencé avec quelques paroisses parisiennes puis s’est vite développée, et aujourd’hui, elle réunit des fidèles de tous les diocèses d’Ile-de-France. À l’origine, la Marche de Saint Joseph était réservée aux pères de famille. Puis, progressivement, elle s’est ouverte à tous les hommes pour axer sa réflexion non pas uniquement sur la paternité mais sur la masculinité en général.
| À travers le thème de cette année, « Et qui est mon prochain ? », vous insistez notamment sur l’accueil à offrir aux néophytes et aux catéchumènes. Pourquoi ?
Depuis quelques années, l’Église connaît une explosion de demandes de baptême. Concernant l’Ile-de-France, 671 personnes ont été baptisées l’année dernière et 786 sont attendues cette année. Parmi elles, nous comptons beaucoup de jeunes, qui ont un réel désir de connaître notre foi. En insistant sur l’accueil à faire aux catéchumènes, nous souhaitons faire prendre conscience aux fidèles du lien qu’ils doivent nouer avec eux. Le chrétien ne doit pas se payer de mots : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Or qui est mon prochain ? Toute personne que je croise dans ma vie. Les catéchumènes ont besoin que les fidèles viennent les voir, les invitent chez eux, les accueillent dans leur église. C’est un exercice qui n’est pas toujours facile, et nous souhaitons inviter nos paroissiens à le réaliser. Le cardinal Ratzinger disait qu’il ne fallait pas avoir un lien purement effectif dans l’Église, mais bien un lien affectif. Par le baptême, nous sommes tous fils de Dieu. Alors comportons-nous donc comme des frères ensemble ! C’est ce sur quoi nous souhaitons insister cette année. Les néophytes apportent une vraie fraîcheur à notre foi. Ils ont une belle capacité à s’étonner, à s’émerveiller des vérités enseignées par l’Église. Ils peuvent nous aider…







