Les grâces de Noël (1/4) : Saint Padre Pio et Noël

Publié le 21 Déc 2022
Saint Padre Pio
Padre Pio, qui a été pendant cinquante ans marqué dans sa chair par la Passion du Christ, avait aussi une extraordinaire dévotion pour l’Enfant Jésus dans la crèche. Ce n’est pas un paradoxe. Le salut apporté par la Croix a été rendu possible par l’Incarnation.

  La dévotion de Padre Pio à l’Enfant Jésus remonte à son enfance. Il affectionnait particulièrement deux moments : lorsque, au début de l’Avent, dans la petite maison familiale de Pietrelcina, il confectionnait une modeste crèche dans un coin de la cuisine qui servait de salle à manger, et la messe de minuit dans l’église du village. Jeune religieux, dans une lettre à sa mère, à l’approche de Noël, il l’assure qu’il fait «de fervents vœux à l’Enfant divin, afin qu’il fasse descendre sur vous et toute la famille ses bénédictions les plus grandes dans cette vie et vous donne le saint paradis dans l’autre». Il recommande aussi de se préparer à Noël par une bonne confession et une sainte communion : « je veux espérer que vous ne serez pas au nombre de ces faux chrétiens qui font consister toute la fête [de Noël] dans le plaisir sensuel, mais parmi ceux qui la font consister principalement à être en amitié avec Dieu. Aussi je vous exhorte à vous préparer à célébrer un si haut mystère avec une sincère contrition de vos manquements envers la divine bonté et une communion très fervente, pour ainsi pouvoir recevoir les bénédictions de l’Enfant qui naît» (1).  

Apparitions de l’Enfant Jésus

  Dans la vie mystique de Padre Pio, les premières années – avant la stigmatisation qui fut permanente et visible à partir de 1918 – furent marquées fréquemment par des assauts du démon, qu’il appelait familièrement le “cosaque”. Dans les lettres à son directeur spirituel, il les a décrits : des violences physiques, des tentations, des « suggestions », «des pensées de désespoir, de manque de confiance en Dieu». Il a raconté aussi comment en une de ces circonstances, une apparition de l’Enfant Jésus est venue le consoler : «À cinq heures du matin, alors que ce ”cosaque” s’en allait, un froid s’est emparé de toute ma personne qui me faisait trembler de la tête aux pieds, comme un roseau exposé à un vent très impétueux. Cela dura deux heures. J’en avais du sang dans la bouche. Enfin vint l’Enfant-Jésus, je lui dis vouloir faire seulement sa volonté. Il me consola et m’apaisa…

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Yves Chiron

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