Dans notre page culture, les livres choisis vous parlent de la carmélite Élisabeth de la Trinité, du voyage de trois amis à vélo jusqu’en Corée, des rééditions des nouvelles de La Varenne, des cathédrales gothiques françaises, de Georges de La Tour, etc. Paru dans le n° 1861.
Les Nouvelles
Heureux les humbles, Jean de La Varende
La rencontre de l’association « Présence de La Varende » et des éditions Via Romana permet au public de (re-) découvrir Jean de La Varende. Plus d’une dizaine d’ouvrages – et non des moindres – ont ainsi trouvé une nouvelle vie et un nouveau public, heureux de s’approprier un auteur alliant une belle maîtrise de la langue à un fort enracinement. Romancier, La Varende s’est illustré aussi dans la nouvelle. Il tente d’ailleurs dans sa présentation une réhabilitation du genre qu’il estime visiblement peu prisé des Français. Il l’illustre surtout par ce magnifique recueil, au titre si profondément chrétien qu’il apparaît comme la quintessence des Béatitudes. Dans un monde – et c’était déjà le cas du sien – dans lequel les vertus chrétiennes sont moquées ou méprisées, il fallait un certain courage pour en faire la proue de son recueil. Celui-ci, composé de neuf nouvelles qui traversent chronologiquement le temps, de 1460 à 1900, est consacré, selon l’auteur, « à la même vertu : cette pauvreté en esprit, sans doute faite de christianisme, mais devenue une beauté humaine. (…) Fidélité, courage, sacrifice, grandeur dans l’humilité des âmes et des corps. » Nous sommes face à du La Varende et du grand La Varende. On ne résume pas. On lit, on se nourrit et on admire. Philippe Maxence
Heureux les humbles, Jean de La Varende, Via Romana, 242 p., 19 €.
La spiritualité
Je m’élancerai comme une petite fusée, Jean-Thomas de Beauregard
Née quelques années avant sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Élisabeth de la Trinité (1880-1906), carmélite décédée à 26 ans, ne fut canonisée qu’en 2016. Son message témoigne pourtant d’une profondeur à découvrir. Si elle ne porte pas le titre de docteur comme sa consœur, l’étude de ses écrits, et notamment de sa prière « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore », montre son élévation et la richesse de sa vie contemplative. Reprenant une à une les phrases de cette longue prière, le père de Beauregard, op, en approfondit…







