Selon des sources fiables outre-Atlantique et outre-Rhin les exemplaires du livre défendant le mariage dû notamment à cinq éminents cardinaux et destinés aux Pères synodaux auraient été massivement interceptés sur ordre du cardinal Baldisseri.
Intriguant… Dans un article mis en ligne le 26 février dernier, sur son blogue In the Light of the Law, Edward Peters, professeur de droit canonique au Sacred Heart Major Seminary de Détroit (Michigan), – dont les compétences en cette science lui ont valu d’être nommé « référendaire » près le Tribunal suprême de la Signature apostolique par Benoît XVI en 2010 –, écrivait : « Il y a des informations plausibles selon lesquelles le cardinal Lorenzo Baldisseri, (secrétaire général) du Synode des évêques, a ordonné que l’on confisque des documents pro mariage postés, en toute légalité, aux participants au synode d’octobre dernier. Outre de savoir en quoi les lois internationales et/ou de l’État de la Cité au Vatican auraient pu de la sorte être violées, et en plus de la possibilité de la violation du canon 1389 (sur l’abus d’une charge ecclésiastique), cet acte, s’il a vraiment été commis par un prélat de haut rang, est une infraction d’un tel niveau qu’elle hantera, c’est ma suggestion, les employés de l’Église pour les années à venir. » Pour bien appuyer le côté désagréable de cette étonnante surprise, Edward Peters n’avait pas craint de titrer son article d’une formule mortelle : It was worse than a crime – it was a blunder, reprenant la citation attribuée, à tort, à Talleyrand sur l’assassinat du duc d’Enghien, « C’est pire qu’un crime, c’est une faute »…
Les « informations plausibles », évoquées par Peters, provenaient d’un article synthétique mis en ligne la veille sur le site du périodique Catholic World Report, et dû à Carl E. Olson, un journaliste qui travaille pour la maison d’édition Ignatius Press de San Francisco et le site Catholic World Report, deux entreprises que dirige le Père jésuite Joseph Fessio, ancien élève et vieil ami de Joseph Ratzinger… Le titre de l’article d’Olson était sans ambiguïté et sans conditionnel : « Le cardinal Baldisseri a ordonné d’intercepter les exemplaires d’un livre envoyé aux participants au Synode ». Ce livre n’était autre que l’ouvrage édité par Ignatius Press : Remaining in the Truth of Christ (Demeurer dans la vérité du Christ, dans sa traduction française parue chez Artège).
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