Léon XIV clôt le consistoire extraordinaire

Publié le 08 Juil 2026
consistoire pape Léon XIV

© Vatican Media

Léon XIV a réuni un consistoire extraordinaire les 26 et 27 juin 2026, annoncé en janvier et consacré aux défis contemporains de l’annonce de l’Évangile, à la construction de la paix et à la mise en œuvre du processus synodal.

 

Comme il l’avait annoncé en janvier dernier, Léon XIV a tenu un nouveau consistoire à la fin juin. Celui-ci s’est déroulé avec liberté, fraternité et sens ecclésial. Le Pape et les cardinaux ont cherché ensemble la volonté du Seigneur, dans la conviction que le Christ continue d’œuvrer dans son Église. Le consistoire s’est laissé guider par l’image du Bon Samaritain, en référence au discours de Paul VI, à la clôture du Concile.

Le Pape, lors de son allocution pour la clôture du consistoire extraordinaire, le 27 juin dernier, renvoie les cardinaux avec une autre icône évangélique, celle des disciples d’Emmaüs, qui, marqués par la tristesse et par la déception, ne purent reconnaître leur compagnon de route, qui fit pourtant brûler leur cœur. Il les renvoie dans leurs Églises pour reprendre leur chemin avec un regard renouvelé.

Léon XIV pose la question sur la synodalité dans le bon sens : comment garder ensemble le don que le Seigneur a confié à son Église ? Les questions d’autorité, de coresponsabilité sont remises alors à leur juste place. La synodalité n’est pas un ensemble de réunions, ni une simple méthode de travail. C’est un style spirituel qui naît de la rencontre, grandit dans l’écoute et mûrit dans le discernement.

Les blessures du monde

Au consistoire, on a évoqué les souffrances provoquées par les guerres, les violences, les pauvretés et les nombreuses injustices qui marquent la vie des peuples. Derrière ces drames, nous devons reconnaître une souffrance plus profonde encore, celle de la solitude et surtout de la perte de l’espérance.

Nous ne devons pas détourner nos yeux des blessures du monde, car beaucoup recherchent aujourd’hui l’espérance et les relations authentiques. Nous devons écouter les jeunes. Dans leurs interrogations, mais aussi dans la souffrance qui les conduit parfois jusqu’au suicide, se cache l’une des blessures les plus profondes de notre époque.

Il y a aussi la famille. Là où elle est soutenue et accompagnée, mûrit une école d’espérance, mais là où elle est blessée ou isolée, toute la société en subit les conséquences.

En écoutant ce que les blessures du monde révèlent du cœur de l’homme, nous œuvrons pour la paix. La guerre naît en nous lorsque la méfiance remplace la confiance, lorsque la peur remplace l’espérance. D’un cœur réconcilié peuvent naître des paroles désarmées et une paix capable d’atteindre tous les peuples. La guerre n’est pas seulement un conflit entre les États. Elle naît bien avant, d’une culture de la puissance qui imprègne notre manière de penser, de vivre les relations, d’exercer le pouvoir, d’utiliser l’économie, la technologie et même la religion.

Le Pape évoque aussi le problème de la violence. Il ne faut jamais renoncer à la vérité qui ne tait pas le mal, mais refuse de la défendre par la violence et de transformer l’autre en ennemi.

L’importance du bien commun

Léon XIV insiste encore sur la doctrine sociale de l’Église qui doit devenir un patrimoine vivant. Le bien commun n’est pas simplement un objectif à poursuivre, mais une réalité qu’il nous faut redécouvrir ensemble. Il insiste aussi sur l’importance du témoignage et de la formation des consciences, qui naissent de la rencontre avec le Christ et des sacrements.

Ainsi, au cours de ces deux jours, l’Église a redécouvert le sens le plus authentique du consistoire : la réunion du collège des cardinaux autour du Successeur de Pierre afin que l’Esprit-Saint aide le pape à guider l’Église. Ce consistoire a été un moment précieux, mais il ne doit pas rester un rendez-vous isolé. Dieu désire la paix pour chaque nation et pour chaque peuple. C’est pourquoi nous ne devons pas nous résigner à la violence. La violence n’aura pas le dernier mot. Dieu continue d’ouvrir dans l’histoire des chemins de réconciliation et de paix.

Le Pape confie les fruits de ce consistoire à l’intercession de la Vierge Marie, Mère de l’Église.

 

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Un moine de Triors

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