2021 : une année record pour l’Aide à l’Église en Détresse (AED)

AED chrétiens persécutés

Le 30 juin dernier, l’« Aide à l’Église en Détresse » (AED) annonçait avoir récolté plus de 133 millions d’euros au cours de l’année 2021, dont 22 millions depuis la France. Il s’agit d’un record pour la fondation pontificale (11 millions de plus que l’année précédente). Ces chiffres approuvés par le conseil de gouvernance le 15 juin à Rome montrent l’ampleur des aides apportées par l’AED dans le monde entier, là où l’Église souffre de la pauvreté ou des persécutions : 5 298 projets soutenus dans 132 pays. Une action possible uniquement grâce aux dons des particuliers puisque l’organisme n’accepte aucune subvention publique.

Un prêtre sur huit soutenu par l’AED

La mission pastorale de l’AED se déroule sur plusieurs plans, allant de la construction de séminaires ou de la rénovation d’églises au soutien à la formation des prêtres et à l’aide à la motorisation pour les régions accidentées ou éloignées. Ainsi, en 2021, la fondation pontificale a soutenu l’acquisition de 1 338 véhicules et a contribué à la construction de 307 églises, 157 monastères et noviciats, 295 centres pastoraux et 52 séminaires (37 % du budget total). Le second poste de dépense le plus important est celui de la distribution d’aides financières aux prêtres sans ressources sous forme d’offrandes. 52 879 prêtres soutenus, soit un prêtre sur huit dans le monde, et une messe est célébrée toutes les 15 secondes aux intentions des donateurs. L’AED a mené des projets sur l’année dans plus de 1 100 diocèses, soit un diocèse sur trois dans le monde. Une partie du budget est aussi consacrée aux actions d’information, de défense et de prière, notamment lors de la « Semaine rouge pour les chrétiens persécutés » (action de sensibilisation en Europe sur le sort des chrétiens persécutés), ainsi que la production et la distribution du Rapport sur la liberté religieuse (le dernier publié date du 20 avril 2021). Un excédent de plus de 4,6 millions d’euros a été réaffecté aux projets de 2022.

Aide à l'Église en Détresse

« Dieu les récompensera abondamment pour leur aide »

La répartition géographique des aides se fait d’abord vers l’Afrique (30 %), particulièrement touchée par la terreur islamique qui persécute et expulse les chrétiens : Mgr Wilfred Anagbe, évêque de Makurdi au Nigeria, parle de « génocide lent ». La situation est spécialement préoccupante au Mozambique, au Burkina Faso et au Nigeria. L’Asie et l’Océanie reçoivent 22,3 % des aides, notamment en Inde où la pandémie de coronavirus a été très dure, en plus des menaces des nationalistes bouddhistes. L’action de l’AED au Proche-Orient (16,9 %) vise principalement à aider les chrétiens à rester sur leurs terres ancestrales malgré les guerres et les crises économiques. Enfin, en Ukraine, le réseau local de l’AED a pu lui permettre de déployer rapidement une aide d’urgence lorsque la guerre a commencé au début de l’année 2022. Pour Benoît de Blanpré, directeur de l’AED en France, « les liens d’amitié avec les Églises locales, tissés parfois depuis plus de soixante-dix ans, nous permettent d’agir rapidement et efficacement grâce à l’aide de nos bienfaiteurs ».

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