> L’Essentiel de Joël Hautebert
La liquidation de masse semble l’un des buts de la modernité, entre euthanasie, avortement et autres subversions du mariage. L’augmentation du nombre de tentatives de suicide, même chez les jeunes, démontre l’échec d’une recherche du « bien-être ». La renaissance de notre pays ne peut faire l’économie du respect de la vie dans toutes ses composantes.
Décroissez et euthanasiez-vous ! Telle est la principale injonction du Livre du crépuscule de la modernité. La longue litanie des avancées dites progressistes des dernières décennies suit un fil rouge bien défini qui consiste à promouvoir ce qui n’est pas fécond et combattre ce qui l’est. Contraception, avortement, subversion du mariage dont la finalité procréatrice a été abandonnée et maintenant, à l’agenda de ce mois de mai, la légalisation de l’euthanasie. Que ce soit au nom de la science ou de l’exaltation de la volonté individuelle érigée en source normative, le résultat est le même : l’infertilité humaine et la liquidation de masse. Le constat est saisissant : la prétention prométhéenne de maîtriser la vie et la procréation, accompagnée ou suivie de celle de sa propre mort, provoque la disparition des êtres les plus petits devenus gênants, des plus anciens et des malades qui le sont tout autant. À cela s’ajoute également, pour s’assurer du résultat, le discours malthusien pour le bien de la planète qu’il faut sauver, invitant les familles à tarir la source des naissances de futurs petits prédateurs humains.
Dépressions et suicides en augmentation constante
Et quant aux vivants, individus-rois bardés de droits, l’actualité nous enseigne qu’ils ne sont pas en grande forme mentale. La France se situe à la deuxième place des consommateurs d’anxiolytiques. Les pays les plus progressistes d’Europe, c’est-à-dire ceux de l’ouest et du nord du continent, connaissent les taux les plus élevés de personnes dépressives (1). Pire encore, le 15 avril, sur RMC, le président de la Fédération hospitalière de France alertait le public au sujet de l’augmentation massive du nombre d’hospitalisations pour tentative de suicide. Elles ont augmenté de 16,6 % entre 2019 et 2024, le chiffre s’élevant à + 25,4 % chez les femmes, pourtant de plus en plus « émancipées » et ayant pour beaucoup abandonné toute idée de maternité. La jeunesse est particulièrement touchée puisque, selon le président de la FHF, « chez les adolescentes et jeunes femmes, les chiffres atteignent des niveaux particulièrement élevés : + 76 % pour les…






