> Initiatives chrétiennes
Nés de l’initiative d’un couple, les Villages Saint-Joseph accueillent depuis 1998 des personnes malmenées par la vie, afin de leur offrir une vie de famille et l’opportunité de se reconstruire grâce à une vie structurée autour du travail et de la spiritualité. Des lieux essentiels dans une société qui abîme les personnes et contribue à la destruction les liens sociaux et familiaux. Entretien avec Franck et Carline Saint-Jalmes, responsables de la maison Laudato Si.
| En mars 2023, Katia et Nathanaël Gay, fondateurs du Village Saint-Joseph, ont publié un livre-témoignage, Les pauvres sont nos maîtres (1). Ils parlent en particulier de la naissance de cette association. Comment cela s’est-il passé ?
Nathanaël est un ancien toxicomane. Après sa conversion, il a progressivement remonté la pente, notamment avec l’aide de la communauté des Béatitudes. Katia, quant à elle, a discerné pendant longtemps sa vocation. C’est dans la communauté des Béatitudes que Katia et Nathanaël se sont finalement rencontrés et mariés. Dès le début, ils ont tous deux accueilli la maman de Katia, Jeannette, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Quelques mois plus tard, à la demande d’un aumônier de prison de Rennes, ils ont ouvert leurs portes à Marcel, tout juste sorti de détention. Cet accueil s’est alors développé et Nathanaël et Katia ont finalement décidé de fonder un foyer d’accueil ; d’abord à Camlez, en Côtes-d’Armor, avec l’aide de la conférence Saint-Vincent-de-Paul ; puis à Plounévez-Quintin, dans le même département, de manière indépendante. À la fin de l’été 1998, ils ont pu s’installer dans les locaux d’une ancienne école, et commencer l’aventure du Village Saint-Joseph.
| Aujourd’hui, on compte onze « villages » dans toute la France. La maison Laudato Si, située à Génac, en Charente, est née en 2019. Comment êtes-vous arrivés ici ?
Nous avons également un parcours particulier. Franck a été accueilli pendant dix-huit mois après plusieurs années d’addiction à l’alcool. Carline, haïtienne et adoptée, a été accompagnée après plusieurs années de dépression et de consommation de drogues. Nous nous sommes reconstruits, rencontrés et mariés là-bas. Nous avons alors souhaité rendre ce que nous avions reçu. Nous avons offert notre aide en tant que bénévoles, et on nous a alors proposé de nous occuper de la nouvelle maison qui s’ouvrait en Charente. Nous nous sommes installés dans les locaux d’un ancien…








