Le Musée du Louvre met en avant deux célèbres sculpteurs de leur temps : le Florentin Michel-Ange et le Français Auguste Rodin dans une même exposition intitulée « Corps Vivants », à travers plus de deux cents œuvres.
Au musée du Louvre, l’exposition inédite « Corps vivants » confronte des œuvres de Michel-Ange (1475-1564) à celles d’Auguste Rodin (1840-1917).
Dès l’entrée dans la rotonde, le visiteur est impressionné par l’alternance des sculptures monumentales des deux maîtres. Cinq hommes nus aux corps puissants, les célèbres Esclaves de Michel-Ange, chefs-d’œuvre conservés dans ce lieu, répondent à ceux du musée Rodin et, au fond, sur un espace ouvert, une femme Muse moderne, figure dérivant d’une damnée de la Porte de l’Enfer, vient rompre cet univers masculin.
Le parcours démarre avec les portraits des deux artistes, une photographie de Rodin dans son atelier et une saisissante sculpture du visage tourmenté de Michel-Ange exécuté par Daniele da Volterra (v.1509-1566). Des peintures et des gravures les représentent aussi idéalisés.
Fortement influencés par la sculpture antique qu’ils admirent, les artistes explorent matières et formes. Michel-Ange, qui taillait lui-même ses marbres, les choisissait avec soin, tandis que Rodin modelait l’argile, puis faisait intervenir des praticiens pour réaliser ses pièces. Un espace dans le cheminement détaille cette technique.
Plus de deux cents œuvres sont données à découvrir : marbres, bronzes, plâtres, terres cuites, moulages, quelques peintures, et un très grand nombre de dessins et de gravures. Parmi celles-ci, de belles feuilles de Michel-Ange frappent par leur intensité dramatique. Ainsi Adam et Ève chassés du jardin d’Eden, d’après Masaccio, aux corps nus, puissants, cachant leurs visages, leurs peines et leurs larmes d’être exclus de ce lieu paisible…
L’exposition organisée en cinq sections met en lumière les sources d’inspiration, le travail de la matière et les thèmes communs. On remarque combien les œuvres inachevées de Michel-Ange ont profondément marqué Rodin, admiratif de leur puissance expressive.
Un dialogue autour du corps humain et de sa force d’expression !
Du 15 avril au 20 juillet 2026.
Musée du Louvre
Paris, 1er arr.
De 9 h à 18h. Jusqu’à 21 h les mercredis et vendredis.
Fermé le mardi.
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