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La grande chaleur agite les médias et les populations mais n’est-ce pas contraire à l’esprit évangélique ? Le Christ nous a avertis contre les préoccupations artificielles et paralysantes. Petit guide de l’essentiel pour un été vraiment serein et abandonné.
Il fait chaud ! Trop chaud ! La France voit se succéder les canicules : fin mai, fin juin, début juillet, et l’on redoute la suite, l’été n’étant pas fini. Quelle triste perspective pour les vacances. N’en déplaise au regretté Charles Aznavour : il ne semble pas vraiment « que la misère serait moins pénible au soleil ».
Adieu au bon sens
Les apôtres du réchauffement climatique relèvent la tête pour sermonner le bon peuple : ils l’avaient annoncé et prédit. Le trou dans la couche d’ozone ; les gaz à effet de serre ; les incantations de Greta Thunberg… Il semble bien loin le temps de l’adage ancien que me rapportait un paysan aubois : « Dans l’Aube il n’y a que deux saisons : l’hiver et le 15 août ! »
Que faut-il faire ? La réponse est simple : infantiliser la population. Il ne faut pas s’exposer au soleil et se couvrir ; il faut boire souvent ; surveiller les personnes âgées ; fermer ses volets le jour et aérer la nuit… Que de choses auxquels certainement nous n’aurions pas pu penser tout seuls : il nous faut notre État « nounou » pour nous assister, nous guider. Au diable le bon sens ! Du reste, le moindre incident lié à la chaleur ne serait-il pas imputable au gouvernement qui n’a su anticiper, appréhender ? L’opposition et les médias s’en donnent à cœur joie !
Plus dramatique encore est le climat de peur, d’anxiété distillée. La guerre en Ukraine et la potentielle invasion russe de l’Europe entière, le conflit en Iran et ses conséquences économiques mondiales, les menaces de pandémies diverses et variées qui vont planer le spectre de confinements et de masques, et j’en passe : tout cela n’avait pas suffi, il fallait encore trouver de quoi garder les gens en haleine pour les grandes vacances. Rien de tel que d’un bon 40 degrés pour quelques jours.
Dès lors toute réflexion est proscrite. L’historien est interdit de relever des épisodes de canicules passées et même le simple citoyen est empêché d’interroger sa propre expérience : il a pu avoir chaud autrefois… Pas d’interrogation, pas de réflexion ! Au diable les climatosceptiques !
La solution de l’Évangile
« Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ?
Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? » (Mt 6, 25-30).
Qu’on m’excuse de cette longue citation de l’Évangile mais qui rappelle bien opportunément quelle attitude doit avoir un chrétien face aux maux présents. La recette de Jésus est simple et tient en un mot : l’abandon. Il ne s’agit pas de remplacer le scientifique et le climatologue, ni de tenir pour rien les considérations politiques face à un phénomène de hausse des températures année après année que personne ne saurait mettre en doute.
Cependant, il s’agit de prendre une saine hauteur et de ne pas se laisser paralyser par la peur. Considérer avec réalisme la situation présente et agir de façon pragmatique tout en étant conscient que nous ne sommes pas sur terre pour y rester et que notre vraie patrie est le Ciel.

« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson. »
Une vision à court terme
Somme toute, la société actuelle se meurt d’une vision à court terme où le matériel et le confort prennent toute la place. Face à cela le chrétien doit opposer une sérénité. Relisons l’Écriture :
« Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. » (Mt 6, 31-33).
Les grandes vacances ont commencé et heureux ceux qui pourront en profiter pour faire une retraite spirituelle afin de se recentrer sur Dieu et donc sur l’essentiel. Heureux ceux aussi qui pourront prendre un temps de divertissement et de repos en famille sans se laisser polluer par les tracas présentés ad nauseam par les journaux, la télévision ou sur Internet.
Peut-être que les vacances sont justement l’occasion de laisser le monde et sa propagande de côté pour ne s’attarder qu’à l’essentiel : ce qu’il y a de beau, de vrai, de bon.
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