Mgr Schneider : un missionnaire à la parole libre

Publié le 10 Fév 2012
Mgr Schneider : un missionnaire à la parole libre L'Homme Nouveau

Dans son dernier numéro qui vient de paraître, L’Homme Nouveau publie en exclusivité le texte intégral de l’intervention de l’évêque missionnaire, Mgr Schneider, intervention consacrée à « Nouvelle évangélisation et liturgie» et prononcée en janvier dernier dans le cadre de Reunicatho. Dans ce texte d’une grande force, le prélat constate l’existence de cinq plaies qui entachent l’Église et lance un vibrant appel à un renouveau dans le sillage de Benoît XVI. Un numéro exceptionnel à commander auprès de nos bureaux (10, rue Rosenwald, 75015 Paris, tél. : 01 53 68 99 77) ou en version numéroque sur ce site (voir en bas de cette note). Mais qui est Mgr Schneider ? En voici un portrait !

Pour le célèbre vaticaniste Sandro Magister, Mgr Athanasius Schneider est avec le cardinal Ranjith (cf. notre entretien dans L’H.N. n° 1500) le meilleur élève de Benoît XVI. Un élève qui l’est non seulement par les idées qu’il défend, mais aussi par le style qu’il affiche. Loin d’être un prélat médiatique, c’est un homme doux et bon, qui respire une foi profonde et tranquille. Il est né le 7 avril 1961 au sein d’une famille allemande (mais originaire d’Alsace) déportée par Staline et dont un des grands-pères fut fusillé en 1936 parce qu’il était considéré comme « koulak » (riche paysan propriétaire, en Russie). En 1973, sa famille a pu partir pour l’Allemagne où le jeune garçon qui ne parlait que russe a dû se mettre à l’allemand et suivre le cycle scolaire auprès d’institutions religieuses. Il est entré par la suite dans la Congrégation des Chanoines réguliers de la Sainte-Croix et il a été ordonné prêtre le 25 mars 1990.

Dominus

Lors de la préparation de son doctorat en théologie patristique à Rome, le futur Mgr Schneider a rencontré un prêtre du Kazakhstan qui l’a invité à venir enseigner dans le premier séminaire de ce pays. Finalement, l’archevêque de Karaganda, Mgr Jan Pawel Lenga, lui a demandé de rester dans ce pays pour l’aider à la reconstruction de l’Église. D’abord directeur spirituel du séminaire, Athanasius Schneider est devenu chancelier de la curie épiscopale de Karaganda, rédacteur en chef du journal catholique en langue russe Credo. Il a également fondé trois paroisses, avant d’être ordonné évêque à Rome le 2 juin 2006.

Mgr Schneider est aussi l’auteur d’un petit livre intitulé : Dominus est – Pour comprendre le rite de communion pratiqué par Benoît XVI

 (Tempora, 2008). L’ouvrage comprend une première partie qui raconte la vie héroïque des femmes catholiques qui, à l’époque de la domination soviétique, portaient en secret la communion aux fidèles. À partir de ces exemples, qu’il a directement connus, Mgr Schneider évoque les Pères de l’Église et l’histoire de la liturgie en Occident et en Orient, mettant en lumière les raisons et l’importance de recevoir la communion à genoux et dans la bouche. Selon Sandro Magister, 

« Quand Benoît XVI a lu le manuscrit de Mgr Schneider, en 2008, il a tout de suite ordonné aux éditions du Vatican

 (Libreria Editrice Vaticana) 

de le publier. ».

Évêque missionnaire dans un pays où les catholiques sont en minorité, profondément charitable et attaché au bien des personnes, Mgr Schneider est aussi un homme de convictions, lesquelles sont enracinées dans une vraie vie de prière et dans une formation théologique de premier ordre. Lors de la rencontre de Reunicatho, en janvier dernier, dans une salle paroissiale de l’église Notre-Dame de Grâce à Paris, il a fait un véritable tabac, notamment auprès du jeune clergé diocésain, par ses propos fermes prononcés avec une grande douceur. 

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