Transition de genre des mineurs : les procédures médicales enfin encadrées ?

Publié le 10 Juin 2024
transition de genre mineur

La transition de genre médicale piège des milliers d’enfants dans leur questionnement identitaire et n’apporte aucune solution à leurs angoisses.

Alarmé par le développement des traitements hormonaux et chirurgicaux de la transition de genre des enfants et leur impact négatif, le Sénat vient de voter une proposition de loi encadrant ces procédures, à la suite des dispositions prises dans un nombre grandissant de pays. Un pas dans la direction de la protection de la santé et du futur des mineurs concernés.

  Il s’agit d’enfants dont le sexe a été constaté sans difficulté à la naissance, il n’y a pas d’anomalie des organes génitaux. En grandissant, ils interrogent leur identité, y compris sexuée : « Je suis un garçon, mais j’aurais pu être une fille. Pourrais-je être une fille ? » et inversement. Jusqu’à il y a une vingtaine d’années, on laissait ces interrogations se résoudre naturellement et pour l’immense majorité des enfants, il n’en était plus question une fois arrivés à l’âge adulte. Mais désormais cette résolution naturelle est écartée au profit d’une fiction proposée aux enfants. Il leur est enseigné, jusque dans les écoles, que le sexe ne serait pas constaté à la naissance mais assigné par les adultes qui imposeraient aux nouveau-nés une identité arbitraire corrélée avec l’obligation de se conformer à un rôle social. Et cette assignation pourrait heurter le ressenti d’une « identité de genre » seule valable. Un courant médical s’est développé pour imposer une prise en charge assise sur ce ressenti : l’identité de genre ne peut être remise en cause, et si elle heurte le réel biologique, ce heurt qui cause une souffrance doit être supprimé par une « transition sociale » (une fille sera désignée par des prénom et pronom de garçon ; un garçon par des prénom et pronom de fille) et une « transition médicale ». Pour les mineurs, la « transition médicale » consiste en l’administration de bloqueurs de puberté (à partir de 9-10 ans pour les filles et 10-11 ans pour les garçons), qui bloquent le développement pubertaire, soit l’apparition des caractéristiques sexuelles secondaires (croissance des organes génitaux, apparition des seins et des règles, pilosité, mue de la voix…). À partir de 15 ans, des hormones de synthèse du sexe opposé vont être prescrites : testostérone pour les filles et œstrogènes pour les garçons. Les jeunes filles dès 15 ans peuvent se voir amputer de leur poitrine saine par une mastectomie.  

Une prise de conscience mondiale

Mais, depuis deux à trois ans, une prise de conscience mondiale émerge : les scientifiques se rendent compte que la réponse médicale piège des…

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Olivia Sarton, juriste 

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