Le Bon Pasteur, modèle du Souverain Pontife

Publié le 20 Sep 2026
bon berger bon pasteur

Mosaïque "Le Bon Pasteur" dans le mausolée de Galla Placidia. Ravenne, Italie, Ve siècle. © Petar Milošević, CC BY-SA 4.0

> L’esprit de la liturgie
La Sainte Écriture et les rites liturgiques soulignent l’autorité particulière conférée au pape par son élection, qui fait de lui le détenteur des clefs, lui donnant le pouvoir de remettre les péchés et le rôle de Bon Pasteur, celui qui va à la recherche des brebis perdues.

  La visite apostolique du successeur de saint Pierre en France, en ces jours, est l’occasion de nous pencher sur quelques éléments de la liturgie qui concernent les souverains pontifes. Depuis 1942, le Missel romain comporte une messe commune aux saints papes. L’épître est une exhortation de saint Pierre aux pasteurs (1 P 5) et l’évangile reprend celui de la fête du Prince des Apôtres, la confession de Pierre à Césarée (Mt 16, 13-19) : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Devant cette profession de foi, Jésus confie au pêcheur de Galilée « les clefs du Royaume des cieux » et en fait le fondement de son Église.

« Dans l’Église universelle, commente le pape saint Léon, Pierre dit chaque jour “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant” et toute langue qui confesse le Seigneur est chargée de toute l’autorité de cette parole. Telle est la foi qui vainc le diable et délie les chaînes de ses captifs » (2e sermon pour l’anniversaire de son élection).

Le premier acte que pose un pape après son élection est une bénédiction Urbi et Orbi (à la Ville [de Rome] et au monde). Cette bénédiction particulière, également donnée à Noël et à Pâques, est assortie d’une indulgence plénière :

« Les indulgences, précise le Compendium, sont la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà pardonnée. À certaines conditions, le fidèle acquiert cette rémission, pour lui-même ou pour les défunts, par le ministère de l’Église qui, en tant que dispensatrice de la Rédemption, distribue le trésor des mérites du Christ et des saints » (n. 312).

Voici en quels termes le pape introduit la bénédiction elle-même :

« Que les saints Apôtres Pierre et Paul, en la puissance et l’autorité desquels nous mettons notre confiance, intercèdent pour nous auprès du Seigneur. Que, par les prières et les mérites de la bienheureuse Marie toujours Vierge, de saint Michel archange, de saint Jean-Baptiste, des saints Apôtres Pierre et Paul et de tous les Saints, le Dieu tout-puissant ait pitié de vous et…

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Pierre Julien

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