À l’heure où l’humanité s’enfonce dans la phase de l’intelligence artificielle, nous assistons à un bouleversement géopolitique du monde, dans lequel deux conflits fragilisent de plus en plus l’équilibre global : l’Ukraine et l’Iran.
Sur le fond de cette évolution, nous assistons à un bouleversement géopolitique du monde. D’un côté, la Chine apparaît de plus en plus comme un pôle dominant des années à venir. Dans le même temps, la seconde présidence de Donald Trump a porté atteinte à l’image d’une Amérique invincible. Il aura suffi que l’Iran résistât aux assauts conjugués d’Israël et des États-Unis pour remettre en question la suprématie mondiale de ces derniers. Un autre bouleversement se profile aux côtés de ce constat : les pays d’Europe savent ne plus pouvoir compter sur l’allié américain pour les protéger. Ils se voient contraints de prendre leurs affaires militaires en main quand, dans le même temps, leur natalité décroît et que les vertus patriotiques s’étiolent dans leurs populations.
Deux conflits possibles
Dans ce contexte, les tensions croissantes et les guerres engagées apparaissent comme une menace inquiétante quand les États-Unis ont perdu la confiance du reste de l’Occident. Or deux conflits fragilisent de plus en plus l’équilibre mondial : celui mené contre l’Iran – nous sommes tentés de l’intituler « guerre du détroit d’Ormuz » – et, plus proche de nous, l’affrontement entre l’Ukraine et la Russie.
Le premier touche nos approvisionnements en carburants, et par là met en difficulté nos économies. Dans une approche prudente, l’Iran pourrait en rabattre et réduire la voilure de ses prétentions. Loin de là, il en rajoute. Arrogance contre arrogance, Trump lui aussi avec ses comportements de chef de bande. Nous risquons d’arriver au moment où la population américaine survoltée finira par soutenir l’idée d’une guerre totale contre l’Iran et le débarquement de forces terrestres. Il suffira pour cela d’un nouveau Pearl Harbor. Le régime des mollahs est très capable de l’initier. Côté Ukraine, la situation apparaît tout aussi inquiétante. Ce pays a fait preuve d’une belle combativité et d’une inventivité remarquable. Aujourd’hui, avec ses armadas de drones, il porte ses coups jusqu’au cœur de Moscou. Il commence aussi à toucher, voire à cibler, les civils russes. Menacé dans son ego, Vladimir Poutine, s’il sentait qu’il perd la guerre, pourrait recourir au nucléaire, fût-il tactique, et obliger l’Occident à répliquer. Très rapidement, les opérations…







