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La résistance passe par l’objection ! Nous sommes prêts !

À l'heure où nous écrivons ces lignes, nous attendons la décision du Conseil constitutionnel au sujet de la dénaturation du mariage, sans grand espoir, disons-le franchement. Après la promulgation du texte, des élus (officiers d'état-civil), des fonctionnaires, des notaires vont se retrouver dans la très délicate situation de devoir faire le choix entre la collaboration ou la fidélité à la justice et à leur conscience. Hélas, dans notre pays, bien d'autres professionnels (de santé, les pharmaciens…) connaissent déjà ce dilemme dramatique, et très probablement d'autres suivront. Dans notre langage juridique actuel, ce refus de collaborer revêt la forme de l'objection de conscience. Nous jugeons bon de préciser cette terminologie, en adjoignant dans la mesure du possible un article qui souligne la dimension objective du jugement de la conscience : objection de la conscience. On peut parler aussi d'objection de conscience anthropologique. Face au nombre de plus en plus élevé de Français soumis aux risques de répression à cause de leur fidélité aux principes les plus élémentaires de la loi naturelle, nous ne pouvons rester passifs. C'est dans cet esprit de résistance que l'association Objection ! a été créée pour soutenir tous ceux qui ne « lâcheront rien ». Nous constatons que notre démarche correspond au souhait exprimé par plusieurs évêques français. À titre d'exemple, dès le mois de février, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, (l'un des parrains d'Objection !), écrivait que « la démarche de résistance civique peut encore revendiquer l'exercice de la clause de conscience et de l'objection de conscience face à la corruption de la loi devenue inique puisqu'elle offense gravement les principes d'humanité » (1). De son côté, Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz, a écrit juste après le vote en deuxième lecture du projet Taubira que...

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Vous êtes la plus belle surprise d’Europe de cette année!

Luca Volontè est président du groupe parlementaire du Parti Populaire Européen au sein de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Il adresse un courageux message de soutien et d'espérance à tous ceux qui, en France, se battent depuis des mois contre le « mariage pour tous ». 

Chers amis de la « Manif pour Tous »,

Vous êtes la plus belle surprise d'Europe de cette année!
Dans ces derniers mois, du Royaume-Uni à l'Irlande, de la Belgique à la Hollande, nombreux croyants et non-croyants, chrétiens,  musulmans et laïcs descendent dans les rues avec courage et protestent contre les lois et les mesures des gouvernements qui veulent changer la société et la nature humaine. Dans ces derniers mois, il semble être politiquement incorrect de réaffirmer la simple vérité des faits, la vérité de la vie de l'homme, la vérité de tous les siècles, la dignité de la vie humaine de sa conception à sa mort naturelle, la vérité de la famille fondée sur l'amour d'un père et d'une mère, la liberté religieuse d'affirmer ses propres convictions en public… Vous avez été capables, avec spontanéité et esprit pacifique, d'être un signe de vérité dans la société française. "Pour se poser, il faut  s'opposer!", écrivait votre poète Claudel.

Vous avez fait face, avec courage et audace, persévérance et détermination, à cette barbarie moderne qui voudrait appeler progrès ce qui est simplement un retour aux jours les plus sombres de la décadence de toute l'histoire.  Vous n'êtes pas seuls, vous devez être sûrs que de toujours et pour toujours il y aura des hommes et des femmes qui, avec vous et comme vous, auront le courage de vivre publiquement dans...

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Organiser le droit à la mort?

Comme annoncé, la proposition de loi sur la fin de vie du député UMP des Alpes-Maritimes Jean Leonetti a été discutée à l'Assemblée le 25 avril dernier. « Dormir avant de mourir, c'est tout l'objet de cette proposition de loi », expliquait ce jour-là le père de l'actuelle loi sur la fin de vie adoptée en 2005, qui entendait faire adopter le droit à la sédation terminale. Une pratique des plus délicates sur le plan éthique qui, si elle...

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Le sexisme et l’hétéro-patriarcat frappent encore…

 « Ahhh des fleurs pr les filles et des costards pour les mecs!! C'est une pote a Frigide l'organisatrice??!! » (sic). Commentaire cueilli au hasard d'une recherche sur G-Day, le salon du mariage gay « 100% masculin » qui s'est tenu le 27 avril à Paris. L'internaute est fâchée, et pas seulement avec la langue française. L'organisatrice en question, Claire Jollain, explique ainsi le pourquoi du comment : « Les femmes sont plus discrètes dans leur...

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Nécessaire victoire !

Parce que nous sommes déterminés, efficaces, avec un vrai sens collectif et une farouche subsidiarité concrète. Nous n'appartenons pas à un mouvement, nous sommes le mouvement ! Là où nous nous trouvons, nous sommes la réaction, avec un sens de l'initiative extrêmement créatif, un humour récurrent et une incroyable faculté à tout donner : du temps, de l'énergie, de l'argent, et notre réputation de bon bourgeois!
Les limites de notre action ne sont pas fixées par un parti qui exige une discipline centralisée, mais par notre conscience éclairée, pour la plupart d'entre nous, par notre pratique ou notre culture chrétienne : nous n'agressons pas, nous ne dégradons pas, mais nous sommes présents ! De toute notre présence. Nous ne partons que quand le gaz nous fait suffoquer ou que les matraques cassent les membres, et nous partirons de plus en plus tard et nous irons de plus en plus près.
Nous utilisons le verbe, la seule arme de destruction massive de la connerie ambiante, souvent le verbe haut, nous ne nous tairons pas ! Et comme ils n'entendent toujours pas, alors nous chantons… Nous chantons la Marseillaise et nous le ferons encore longtemps et encore plus fort car contrairement aux footballeurs milliardaires, nous, nous la connaissons. Elle symbolise pour nous, aujourd'hui, le sens du bien commun, finalité de la politique.

On se fout complètement des amalgames : nous assumons les faits pas les méfaits ! Il est probable que des gens violents, « extrémistes de tous poils », que sais-je encore, pensent eux aussi que le mariage gay est un non-sens sociétal, c’est un fait ! Leur façon d’agir leur appartient, nous n’avons pas à en répondre. Nous ne sommes responsables que de ce que nous entreprenons.On se fout...

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Pour la civilisation : on ne lâche rien

D'emblée, Madame Taubira a placé son projet de mariage homosexuel dans la perspective d'un changement de civilisation. Mais même en démocratie, une civilisation ne se joue pas à pile ou face, au hasard d'une majorité de circonstances. On ne force pas l'Histoire, comme si elle était une pauvre fille dont on peut tout obtenir. Les tentative de changements de civilisation, opérés dans le passé par les idéologues, ont montré plus d'une fois leurs funestes conséquences.  Robespierre, Lénine, Hitler, Mao et bien d'autres encore ont déjà cru qu'il suffisait d'une loi pour transformer la nature humaine et la plier à la volonté d'un projet rénovateur et moderne, que l'évolution des temps rendrait nécessaire. Le sang, la barbarie, la violence ont toujours été le résultat funeste de ces actions. La nature humaine n'est pas à repenser et à reconstuire ; elle est à protéger.
La semaine qui commence sera déterminante pour l'avenir de notre civilisation, pour la famille, pour notre pays et pour notre perception de ce qu'est l'humanité elle-même. Il est évident qu'il faut continuer aujourd'hui à s'opposer à cette loi et le montrer clairement. Dans le calme, la détermination, sans céder aux provocations et même en les prévenant.
On connaît la méthode révolutionnaire : la provocation de quelques uns entraînant la repression des forces de l'ordre permet de faire basculer à terme la population inerte du côté des révolutionnaire. Aujourd'hui, il faut bien avoir en tête que certains policiers ont adopté par ordre ce type de méthode. En civil, ils utilisent la provocation afin de créer un climat répressif et montrer à la population que la violence vient des opposants au mariage homosexuel. Les médias, qui n'ont même pas besoin d'être aux ordres puisqu'ils baignent et entretiennent le même climat culturel, répercutent ce mensonge à l'envi. C'est pourquoi il est plus que nécessaire aujourd'hui...

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Embryons à vendre !

 

« Embryons surnuméraires dépourvus de projet parental ». Un nom qui équivaut à un arrêt de mort. La technique de la congélation d'embryons en vue d'une réimplantation nous vient tout droit d'Australie où elle fut réalisée pour la première fois en 1984. Depuis, nous ne le savons que trop bien, la pratique est désormais courante en France. Mais pour qu'une grossesse aboutisse, il faut plusieurs essais… C'est pourquoi plusieurs embryons sont con&ccedil...

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La moralisation de la vie politique : illusion et réalité

La morale fait son retour. Ou, plus exactement, la moralisation. Il y a loin, en effet, de l'une à l'autre. Tout le monde peut moraliser, et personne ne s'en prive. Ainsi du juste et du vertueux, comme de l'injuste et du vicieux. L'expérience, qui le montre, enseigne davantage : qu'il est plus aisé de moraliser que de donner l'exemple, ce pourquoi le vicieux s'entend mieux au premier rôle et le vertueux au second.

Ce constat conduit à s'interroger sur ce que signifie le terme « moraliser ». Ce n'est pas la même chose, en effet, de « faire la morale », par le discours, et de rendre un espace donné conforme aux exigences de la morale. Tartuffe « fait » la morale ; le juste la pratique et en répand les fruits. « Moraliser », pourtant, peut signifier l'un et l'autre. C'est pourquoi les discours actuels sur la « moralisation de la vie politique » sont si ambigus. Ils le sont d'autant plus que la « moralisation » évoquée ne paraît avoir qu'un seul objet : l'usage de l'argent.

Les politiciens aiment à moraliser, de gauche comme de droite, même si les premiers se sont fait une spécialité d'être une « incarnation des valeurs universelles », à proportion de leur perte de « toute énergie politique » (Jean Baudrillard, Libération, mai 1997).Ce n'est pas par hasard queJérôme Cahuzac, infiniment plus mal traité désormais par ses « amis » que par ses adversaires, se voit reprocher, non pas tant d'avoir commis une fraude fiscale qu'une « impardonnable faute morale » (François Hollande).

Mais de quoi parle-t-on ? Dire que la politique doit être « moralisée » c'est avouer qu'elle ne l'est pas. Soit. Mais en quel sens ? Veut-on suggérer qu'elle a besoin de plus de discours sur la morale, de plus de surenchère...

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SociétéBioéthiqueFin de vie

Le débat sur la fin de vie se poursuit

Le député UMP des Alpes-Maritimes Jean Léonetti, rapporteur de la loi sur la fin de vie de 2005, a récidivé en déposant le 27 février dernier à l'Assemblée nationale une nouvelle proposition de loi pour « renforcer les droits des patients en fin de vie », qui devrait être discutée à l'Assemblée nationale le 25 avril prochain.

 

    

Les études n'en finissent pas...

Au quotidien n° 247 : état de droit et refondation politique L'Homme Nouveau