« Cœur de Père » : mieux connaître saint Joseph

Publié le 20 Mar 2023
saint joseph

L’Eglise célèbre saint Joseph, dont la fête du 19 mars est solennisée ce lundi 20 mars afin de laisser place à la liturgie du 4ème dimanche Carême (dit de Laetare). C’est l’occasion de voir en famille le documentaire « Cœur de Père » dédié à cette figure paternelle qui ne refuse rien à ceux qui se confient à lui.

 

Quoi de mieux pour mieux comprendre la figure de saint Joseph, que d’écouter ceux qui ont eu affaire à lui ? C’est ce que nous propose le documentaire « Cœur de Père », réalisé par Andrés Garrigó et diffusé par Saje Distribution.

Ce documentaire en forme de reportage nous emmène dans les principaux sanctuaires dédiés à saint Joseph dans le monde. Évidemment, le voyage commence à Cotignac dans le Sud de la France : rappel de l’apparition à Gaspard Ricard en 1660, témoignages de pèlerins.

C’est sur ce modèle que se déroulent les 90 min du film, accompagnant le téléspectateur en Espagne, en Italie, au Canada, aux Etats-Unis, en Amérique latine, et même jusqu’en Géorgie, partout où saint Joseph est prié, preuve qu’il est bien le patron de l’Eglise universelle. L’historique des divers titres qui lui ont été donnés par les papes n’est d’ailleurs pas de trop au début du documentaire.

Un saint à la portée de tous

Mais plus encore que les lieux où il est prié, et les titres dont il est honoré, c’est par la bouche de ceux qui ont été exaucés par lui que l’on approche le mieux saint Joseph. Ils sont nombreux à raconter leur conversion, leur guérison, les grâces reçues pour leur famille de sa part. Sans surprise, on compte également parmi ces témoignages beaucoup d’artistes (sculpteurs et peintres) qui se retrouvent dans la figure du charpentier et qui vont découvrir le Christ grâce à son père adoptif.

Tous témoignent que saint Joseph a fait pour eux l’impossible : permettre la construction d’une église dans un pays où le régime s’y opposait fermement, reconstruire un couple brisé par le divorce, guérir trois maladies conjointes, trouver une maison présentant toutes les caractéristiques demandées par les religieuses qui vont l’habiter, etc.

Chacun de ces témoignages est une invitation à se confier au père adoptif de Jésus, qui est réputé pour exaucer toutes les prières, souvent avec une pointe d’humour. La tradition d’écrire une lettre au plus grand saint après la sainte Vierge semble venir du sanctuaire de saint Joseph de la montagne, en Espagne. Notre saint y est apparu à Mère Petra. Depuis, une urne accueille toutes les lettres des fidèles qui sont brûlées le 19 mars, afin que la fumée monte jusqu’au Ciel et que les prières soient exaucées.

L’enchaînement des témoignages et reportages est ponctué de scènes où l’on retrouve la sainte famille à Nazareth, muette mais toujours souriante, dans sa vie quotidienne.

Père de la sainte famille

L’un des prêtres – qui raconte sa conversion grâce à saint Joseph – fait remarquer que l’Eglise n’a commencé à mettre sa figure en avant qu’à partir du XIXème siècle. Il explique que cela correspond au moment où la famille a commencé à être attaquée : l’individualisme prend le pas sur les liens familiaux. L’Eglise s’est donc emparée de saint Joseph, chef de la sainte famille, pour défendre la plus petite cellule de la société. Force est de constater parmi les nombreux témoignages que les pères de famille ne sont pas en reste : il est pour eux un véritable exemple qui les aide à s’occuper de leur famille.

Le documentaire se termine sur la dernière facette de ce grand saint : patron de la bonne mort. En effet, saint Joseph est très certainement mort entre Jésus et Marie. Les différents intervenants vont même jusqu’à se poser la question d’une assomption de son corps au Ciel. Une question qui n’est pas de dogme mais qui mérite d’être posée.

 

A voir également : Qui est vraiment saint Joseph ? L’analyse du Club des Hommes en noir

Marguerite Aubry

Marguerite Aubry

Ce contenu pourrait vous intéresser

A la uneEgliseSpiritualité

Réception des sacrements, une question de Salut (2/4)

Dossier « Faisons-nous bon usage des sacrements ? » 2/4 | Prêtre du diocèse de Nanterre, l'abbé Thibaud Guespereau a codirigé chez Artège l'ouvrage intitulé Les Sacrements en question, dans lequel il s’interroge sur le peu de fruits que semblent produire les sacrements. Une question grave qui selon lui devrait conduire à s’interroger sur la pastorale, l’enseignement des fins dernières et le rôle du prêtre.

+

sacrement
A la uneEglise

L’innovation au service de la foi : une cartographie des messes traditionnelles

Dans le sillage du pèlerinage de Chartres, et à la suite du succès retentissant de la messe organisée par Notre-Dame de Chrétienté, comment trouver la messe Saint-Pie V la plus proche de chez vous ? Cette question, un groupe de fidèles se l’est posée il y a désormais deux ans. Ils se sont alors attelés à une initiative audacieuse : la création d’une cartographie détaillée des messes de Saint Pie V.

+

messes traditionnelles cartographie traditionnelle
A la uneEgliseLiturgie

Pastorale des sacrements : une expérience paroissiale (1/4)

Dossier « Faisons-nous bon usage des sacrements ? » 1/4 | L'abbé Antoine Michel a participé à l'ouvrage Les sacrements en question, en y présentant une initiative originale. Inspiré par un prêtre américain et troublé par le manque de fécondité des sacrements, il a mis en place dans sa paroisse une nouvelle manière d’offrir le baptême et le mariage, en particulier, qui favorise une vraie démarche de foi et de conversion. Entretien.

+

sacrement
A la uneEglise

Le Pape revient-il sur ses dernières décisions ?

La chaine américaine CBS News a diffusé dimanche 19 mai un entretien exclusif avec le pape François au Vatican. Plusieurs extraits ont été publiés ces dernières semaines, révélant des pans d'un entretien consacré aux sujets d'actualité du monde et de l'Église : femmes diacres, bénédictions des couples homosexuels...

+

Capture decran 2024 05 24 a 12.43.53 pape