« Critères », de la déconstruction à l’ordre des choses

Publié le 03 Mar 2025
collection critères

Les trois livres qui paraissent en mars dans la collection « Critères » chez Hora Decima.

joel hautebert critèresUne nouvelle collection voit le jour chez Hora Decima, avec trois premiers ouvrages à paraître ce mois-ci. « Critères » rassemblera des textes synthétiques sur les questions politiques et anthropologiques, appuyés à la philosophie réaliste et visant à analyser la déconstruction et à proposer un retour à « la tranquillité de l’ordre ». Entretien avec Joël Hautebert, directeur de la collection. 

 

| Vous lancez avec les Éditions Hora Decima une nouvelle collection : « Critères ». Ce nom annonce-t-il un programme ?

Je ne pense pas qu’au sens le plus strict du terme le titre de la collection annonce un programme, mais il est vrai que nous visons des objectifs qui s’y apparentent. Les questions politiques et anthropologiques constituent l’axe central des publications que nous allons proposer au lecteur à partir de ce mois de mars. Puisque tout s’y rattache à divers degrés, une grande variété thématique est bien sûr envisageable. Cependant, notre objectif n’est pas de cumuler des publications, mais de les proposer au public de manière ordonnée, en établissant autant que possible des liens entre elles. Cela permettra de concevoir un ensemble homogène, intégrant des sujets en prise directe avec l’actualité. Alors, oui, il est possible de parler de programme. Quant au choix du mot « critères », il nous a semblé que l’idée sous-jacente de discernement inclut fermeté et souplesse. Nous devons tous rechercher un jugement juste et approprié sur ce qu’il faut faire, sur la finalité et les méthodes de nos engagements. Toute action étant guidée par une pensée, celle-ci doit toujours ramener à ce qui est, c’est-à-dire être en adéquation avec le réel et ordonnée, loin des idéologies qui dominent l’espace public. Il existe un grand nombre de termes avoisinants, souvent métaphoriques, qui suggèrent plus ou moins la même chose, renvoyant toujours à l’idée d’une épine dorsale, d’une colonne vertébrale, voire pourquoi pas d’un squelette, structurant un ensemble doctrinal. Or, dès qu’il est question de doctrine, il faut user de bien des précautions pour en cerner en même temps l’importance et les limites. Si je puis me permettre de poursuivre dans l’usage des métaphores, si un homme squelettique est décharné et sans énergie pour agir, un homme dépourvu de colonne vertébrale ne serait qu’une matière informe, sans élévation ni hauteur de vue. Par ailleurs, une pensée adossée à la philosophie réaliste qui rend compte de la complexité du réel…

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Marguerite Aubry

Marguerite Aubry

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