Deux discours du pape en ce jeudi 29 mai

Publié le 29 Mai 2008

Deux discours importants du Saint-Père en ce jeudi 29 mai. D’abord celui tenu devant neufs nouveaux ambassadeurs qui présentaient leurs lettres de créances. Aux diplomates, Benoît XVI a rappelé que « la mesure primordiale en matière politique est la recherche de la justice, afin que soit toujours respectés la dignité et les droits de tout être humain, et que tous les habitants d’un pays puissent avoir part à la richesse nationale. Il en va de même sur le plan international. La communauté humaine est aussi appelée à aller au-delà de la simple justice, manifestant sa solidarité envers les peuples les plus pauvres, dans le souci d’un meilleur partage des richesses, permettant notamment aux pays qui ont des biens dans leur sol ou dans leur sous-sol d’en bénéficier en premier lieu. Les pays riches ne peuvent pas s’approprier, pour eux seuls, ce qui provient d’autres terres ». Il a souligné également la nécessité « de développer aussi la fraternité, pour édifier des sociétés harmonieuses, où règnent la concorde et la paix, et pour régler les éventuels problèmes qui surgissent, par le dialogue et par la négociation, et non par la violence sous toutes ses formes, qui ne peut qu’atteindre les plus faibles et les plus pauvres d’entre les hommes. La solidarité et la fraternité relèvent en définitive de l’amour fondamental que nous devons porter à notre prochain, car toute personne ayant une responsabilité dans la vie publique est appelée à faire avant tout de sa mission un service de tous ses compatriotes et plus largement de tous les peuples de la planète ».
Ce même jour, le Souverain Pontife recevait également la Conférence épiscopale italienne à l’issue de son assemblée générale consacrée à l’évangélisation et à l’éducation des nouvelles générations. Occasion d’un profond discours à méditer au-delà des frontières italiennes. Extraits :
Sur la priorité éducative : « Il s’agit de transmettre la foi aux nouvelles générations et, pour ce, il faut réagir au relativisme d’une culture qui met Dieu entre parenthèses et l’écarte de toute décision et de tout débat, notamment en ce qui touche aux questions définitives, au profit d’affirmations et de solutions de l’instant ».
Rôle des évêques dans la société : « Les évêques sont appelés à un apport spécifique afin que l’Italie connaisse cette période de progrès et de concorde retrouvée… Pour cela, il faut témoigner avec franchise » et montrer que la question « fondamentale de l’homme se retrouve dans la question de Dieu. Aucun problème humain ne saurait se résoudre si Dieu n’est pas replacé au centre de la vie ».
Laïcité : « la caractéristique d’une laïcité bien comprise était de résister à la tentation de considérer la religion, le christianisme en particulier, comme fait strictement privé ».
Famille : il faut mettre l’accent sur la « famille fondée sur le mariage… pour favoriser une culture de l’accueil de la vie et de la communauté familiale, sur la sollicitation des pouvoirs publics à avoir des politiques cohérentes reconnaissant à la famille sa place fondamentale pour le développement de la société, de l’éducation des enfants en particulier… Notre combat pour la dignité et la défense de la vie doit être constant ».
 

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