Je suis pour les attentats à coup de …. chocolat !

Publié le 31 Jan 2016
Je suis pour les attentats à coup de …. chocolat ! L'Homme Nouveau

En inaugurant le mémorial de la fraternisation à Neuville-Saint-Vaast le 17 décembre 2015, le Président s’est bien gardé de souligner que cet événement extraordinaire n’a été possible que grâce à ces racines chrétiennes communes aux différents peuples en conflit et à rien d’autre. Ces hommes ont pris tous les risques pour quoi donc ? Pour fêter ensemble ce Noël, que l’on cherche à éradiquer, à débaptiser, à profaner parce que trop… chrétien ! (et pour cause !)

Ce n’est pas Haloween, ni « les fêtes d’hiver », encore moins la prise de la bastille, ni même le Nouvel an qu’ils ont fêté ensemble. C’est bel et bien la naissance de Notre Dieu-enfant. Ce « venite adoremus », ce « stille nacht », ce « Gloria in excelsis » ; chanté ensemble en latin, allemand, anglais et français, d’où venaient-ils ? Et pour célébrer qui ?

Seul l’Enfant Jésus a pu opérer un tel miracle. Absolument personne d’autre ! Miracle : pas d’autres mots. Humainement, c’était impensable, impossible, irréalisable, utopique même d’en rêver.

Les soldats prient

Et que font ces soldats ? Avant de trinquer ensemble, de jouer au foot, de s’échanger menus cadeaux, coordonnées (car évidemment cette nuit va mettre fin au conflit !) : ils prient ensemble sous la houlette des aumôniers anglicans, luthériens, catholiques. En plusieurs endroits, la messe est célébrée à minuit. Car ces sorties de tranchées se vivent ça et là sur plusieurs centaines de kms de front.

Un détail que le beau – quoique bien romancé-film n’a pas retenu : avant d’oser sortir des tranchées, ils se sont abondamment bombardés de …. chocos.. bonbons, mandarines, à coup de fronde.

Honte aux hautes autorités, civiles comme militaires, des deux bords, qui au lieu de les féliciter et de suivre leur exemple, ont osé les pénaliser, oui, les punir comme des …. criminels de guerre !

Alors que leur geste aussi spontané qu’héroïque, aurait pu mettre fin à la guerre… On aurait évité les millions de jeunes massacrés dans cette boucherie humaine, pardon, bestiale ! (1)

Ces héros d’une nuit, ce sont les vrais fondateurs de cette Union Européenne que l’on veut arracher à son berceau chrétien.

« Le temps d’une nuit, ils ont fait l’Europe des peuples. Ensuite, après deux guerres et d’immenses massacres, les politiques ont entrepris de construire l’Europe. »

Ils auraient dû recevoir la Légion d’Honneur, eux qui avaient sauvé l’honneur de l’humanité, « cet instant d’humanité aujourd’hui dans la mémoire universelle. » (2)

« C’était un acte de foi pour l’Europe » mais d’abord un acte de foi en la Seigneurie de Jésus. Un Credo !

Autour de l’Enfant Jésus

Et ce courage, auquel le Président rend hommage, où l’ont-ils puisé sinon dans le Visage d’un certain enfant ?

« Lorsque l’humanité est en jeu, il n’y a qu’une seule réponse : le rassemblement fraternel, qui sera toujours victorieux », oui, mais qui donc pourra jamais rassembler l’humanité sinon un certain Prince de la Paix : celui-là même qui a réussi ce tour de force : des ennemis se découvrant frères autour d’un Dieu se faisant leur propre frère en humanité et leur donnant son Père comme le plus royal des cadeaux.

Cette épopée d’une nuit – de La Nuit sainte entre toutes de Noël –, demeure prophétique pour aujourd’hui ! Si à Alep ou Karakosh, on se mitraillait à coup d’oranges ! C’est parfaitement possible. À une seule condition : chanter ensemble ce petit Enfant, Prince de la paix. Le seul au monde dont un seul regard est capable de désamorcer nos peurs, désarmer nos mains, apaiser nos angoisses, mieux : tuer dans sa fraîche chair de bébé haine, orgueil, vengeance, et transformer les kalachnikovs en frondes de gamin, et les grenades en bonbons, et les bunkers en sapins, évidemment de Noël et en temps de Noël !

1. « D’autres tentatives de fraternisations ont effectivement eu lieu en 1915. Mais les états-majors avaient retenu la leçon. En 1914, ils avaient été pris de cours. Alors, en 1915, ils ont fait bombarder les secteurs où ils jugeaient les hommes susceptibles de fraterniser, ou bien ils y ont envoyé des types très durs. » Historia, 1 janvier 2007
2. Discours du Président Hollande

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociétéHistoire

La violence, moyen politique ?

L’Essentiel de Joël Hautebert | Le décès du jeune Quentin, le 14 février dernier, a rappelé que la violence peut se développer dans la sphère politique. La Jeune Garde, héritière des mouvements révolutionnaires marxistes-léninistes, prône les mêmes méthodes d'action, s'appuyant sur la force physique. Pour certains, les coups sont le seul moyen d'avoir le sentiment d'agir de manière visible.

+

jeune garde violence politique
Société

Villages Saint-Joseph : accueillir pour redonner confiance

Initiatives chrétiennes | Nés de l'initiative d'un couple, les Villages Saint-Joseph accueillent depuis 1998 des personnes malmenées par la vie, afin de leur offrir une vie de famille et l'opportunité de se reconstruire grâce à une vie structurée autour du travail et de la spiritualité. Des lieux essentiels dans une société qui abîme les personnes et contribue à la destruction les liens sociaux et familiaux. Entretien avec Franck et Carline Saint-Jalmes, responsables de la maison Laudato Si.

+

villages saint-joseph laudato si maison
Société

Islam-République, le problème de la praxis

Après une brillante carrière de conseil et de cadre dirigeant, Jean-François Chemain est devenu volontairement enseignant d’Histoire en banlieue pour y transmettre l’amour de la France. Auteurs de nombreux ouvrages, notamment sur l’Islam en France, il analyse le sens de la parution du livre Musulmans en Occident, publié par la Grande Mosquée de Paris.

+

islam démocratie musulmans
SociétéPhilosophie

La guerre des sexes : un sophisme moderne

C’est logique ! de François-Marie Portes | Dans leur lutte contre ce qu'elles appellent l'inégalité, les féministes, qui ont manifesté le 8 mars pour la Journée des droits des femmes, rabaissent la relation hommes-femmes en l'identifiant nécessairement à une domination. Un slogan réducteur et un raisonnement sous-jacent faussement logique qui enveniment les relations entre les sexes.

+

sophisme femme sexe féminisme