Jean de Bernières (4/4) : Bernières et les saints fondateurs de l’Église au Canada

Publié le 23 Jan 2026
canada Bernières

François de Laval (1623-1708), premier évêque de Québec, fut formé par Jean de Bernières. (Photo : Alkan de Beaumont Chaglar, CC BY-SA 2.0.)

> Dossier n° 1847 : « Découvrir Jean de Bernières, laïc, mystique et maître d’oraison » 
La spiritualité de Jean de Bernières rayonna jusqu’au Canada. Il entretint en effet une abondante correspondance avec la première religieuse partie en ces terres lointaines et fut le maître spirituel du premier évêque du Canada, Mgr François de Montmorency-Laval.

  Sans avoir jamais traversé l’Atlantique, Jean de Bernières peut être considéré comme l’un des promoteurs de l’Église naissante au Canada. Son rôle est indéniable dans le départ pour la Nouvelle-France de sainte Marie Guyart de l’Incarnation (1599-1672), cette ursuline de Tours qui, avec quelques compagnes, devait être la première religieuse de l’Histoire à franchir l’océan pour s’établir en Amérique du Nord. Jean de Bernières eut surtout une influence déterminante sur saint François de Laval, le premier évêque de Québec (1623-1708). Jean de Bernières et Marie de l’Incarnation ne se sont côtoyés que quelques mois avant le départ de l’ursuline pour le Canada en 1639. Bernières vint chercher la religieuse à son monastère de Tours, le 22 février, et l’accompagna jusqu’à son embarquement à Dieppe, le 4 mai.

Une correspondance fournie

Portrait de Mere Marie de lIncarnation 1 Bernières

Sainte Marie de l’Incarnation.

Jusqu’à la mort de Jean de Bernières, en 1659, Marie de l’Incarnation devait entretenir avec celui qui était devenu le procureur en France des Ursulines du Canada une abondante correspondance. Aux dires du fils de Marie de l’Incarnation, le bénédictin dom Claude Martin qui a rassemblé les écrits de sa mère et a rédigé sa biographie, l’ursuline adressait souvent à Bernières des « lettres [qui] ne traitaient pour l’ordinaire que de l’oraison et [dont] la plupart étaient de quinze à seize pages, en sorte que chacune eût été capable de faire un livre » (1) Malheureusement rien ne nous est parvenu de cet échange épistolaire et les allusions à Bernières dans le reste de la correspondance de la religieuse sont bien minces pour prendre la mesure des relations spirituelles qui s’étaient établies entre eux. Cependant il paraît certain qu’une parenté spirituelle les…

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Dom Thierry Barbeau | Abbaye Saint-Pierre de Solesmes

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