Sainte Anne et saint Joachim, le couple de l’été

Publié le 25 Juil 2026
sainte Anne et saint Joachim

Anne et Joachim se retrouvèrent à la Porte dorée.

Au cœur de l’été, la Sainte Église célèbre sainte Anne et saint Joachim, parents de la Vierge Marie. Mais que sait-on exactement de ce couple unique que le monde chrétien, aussi bien en Orient qu’en Occident, célèbre par sa piété et ses liturgies ?

 

1. Un couple de Juifs pieux

Anne et Joachim auraient été des Juifs pieux et aisés qui possédaient un important cheptel mais n’avaient pas d’enfants, ce qui constituait une source de déshonneur. Pour cette raison, Joachim se serait même vu refuser le don d’une offrande au Temple. Très meurtri par cette humiliation, il aurait gagné la montagne avec ses troupeaux sans en informer sa femme. Au bout de cinq mois, un ange lui intima l’ordre de la retrouver et lui fit la même promesse qu’à Anne : la venue d’un enfant. L’ange apparut de nouveau à Anne, lui demandant d’aller à la rencontre de son époux à la Porte dorée.

Scrovegni mary02 anne

Anne et Joachim présentant Marie au Temple, dès ses 3 ans.

Bénissant le Seigneur, Anne et Joachim retrouvèrent leur vie commune et neuf mois après naquit Marie. Au sevrage de l’enfant, à 3 ans, ils la présentèrent au Temple, suivant le vœu qu’ils avaient fait au Seigneur. Joachim dit alors :

« Appelez les jeunes vierges saintes d’Israël ; qu’elles prennent une lampe chacune et la tiennent allumée, de peur que l’enfant ne se retourne en arrière et que son cœur ne se fixe en dehors du Temple du Seigneur. »

2. Les sources

Ce récit, ici résumé, ne provient pas des Évangiles, qui ne citent même pas les noms des parents de la Vierge Marie, mais d’écrits apocryphes, textes dont l’authenticité ou l’inspiration n’est pas reconnue par l’Église. Parmi les trois apocryphes qui parlent d’Anne et de Joachim, le Protévangile de Jacques, dont la rédaction est généralement regardée comme très ancienne, est le plus digne d’intérêt. Cette source n’est pas marquée du sceau de l’inspiration et bien qu’aucune invraisemblance n’y soit relevée, la critique historique se tient sur la réserve. 

3. En Orient et en Occident

Pour autant, la piété du peuple chrétien a honoré les grands-parents du Christ et, selon le cardinal Schuster († 1954), « dès le VIᵉ siècle, l’empereur Justinien érigea à Constantinople une église en l’honneur de sainte Anne. La vénération envers les aïeuls…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Pierre Julien

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseSpiritualité

Jubilé de saint François (3/3) : Le Tiers-Ordre, l’autre visage du franciscanisme

DOSSIER « Un jubilé pour méditer saint François » | Si l’on s’attarde naturellement sur les deux ordres fondés par saint François, on néglige trop souvent le monument qu’est le Tiers-Ordre franciscain. C’est une foule innombrable de gens ordinaires et moins ordinaires, à travers les siècles, qu’a inspirés l’idéal du Poverello d’Assise. Entretien avec Pierre Moracchini, historien spécialiste de la famille franciscaine.

+

franciscain tiers-ordre Saint François