Kateri Tekakwitha et la Nouvelle-France (3/4) : Trois portraits pour une histoire

Publié le 27 Août 2026
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DOSSIER n° 1860 : « Sainte Kateri Tekakwitha, la sainteté en Nouvelle-France »
Il faudrait des volumes pour retracer les vies des grands acteurs de la présence française au Canada et de la diffusion du catholicisme. Parmi beaucoup d’autres, un explorateur, un notable et une religieuse donnent une certaine idée de l’aventure catholique et française en Amérique du Nord.

 

Jacques Cartier (vers 1491-1557)

Jacques Cartier 1851 1852 nouvelle-franceCe Malouin, navigateur et explorateur, fut envoyé par le roi François Ier découvrir ce qu’il baptisera du nom de golfe du Saint-Laurent qu’il atteint la première fois en 1534. Il rencontre des Indiens micmacs puis des Iroquois avec lesquels il parvient à s’entendre, même si une certaine méfiance demeure. Du mot iroquois et huron Kanata (village ou bourgade) que ses interlocuteurs emploient pour désigner le lieu de leurs habitations, Cartier fait « Canada », qu’il applique à l’ensemble du territoire. En juillet 1534, il plante une grande croix à Gaspé, revendiquant le territoire au nom du roi de France et pour la foi catholique. Cartier effectuera encore deux voyages au Canada (en 1535 et 1541) avant de se retirer dans son manoir près de Saint-Malo où il meurt en 1557 lorsque la peste frappe la ville. Il est inhumé dans la cathédrale où ses restes seront retrouvés en 1949. C’est lors de son deuxième voyage qu’il découvre une petite bourgade qu’il nomme Mont Royal et qui deviendra la ville de Montréal.  

Jérôme Le Royer de la Dauversière (1597-1659)

  1986.x.122 nouvelle-franceÉtonnante destinée que celle de cet habitant de la petite ville de La Flèche. Sans jamais quitter la France, il va concourir à la fondation de Ville-Marie qui deviendra Montréal. Receveur des tailles et contrôleur du grenier à sel, Le Royer de la Dauversière est surtout un fervent catholique qui inscrit sa vie de foi dans le cadre de la Contre-Réforme. Membre du Tiers Ordre franciscain, il appartient également à la très discrète Compagnie du Saint-Sacrement. Son intense vie de prière se déploie en une importante activité missionnaire. À La Flèche, il fonde les religieuses hospitalières de Saint-Joseph puis, avec Jean-Jacques Olier, il met sur pied la Société Notre-Dame de Montréal. Son but ? Convertir les autochtones à la foi catholique. En vue de ce dessein, Le Royer de la Dauversière acquiert l’île de Montréal et une expédition y…

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Pierre Benoît

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