La guerre des sexes : un sophisme moderne

Publié le 30 Mar 2026
sophisme femme sexe féminisme

Quelle réalité cache la violence des slogans lors des manifestations féministes ? (Pixabay/Patricio Hurtado)

> C’est logique ! de François-Marie Portes
Dans leur lutte contre ce qu’elles appellent l’inégalité, les féministes, qui ont manifesté le 8 mars pour la Journée des droits des femmes, rabaissent la relation hommes-femmes en l’identifiant nécessairement à une domination. Un slogan réducteur et un raisonnement sous-jacent faussement logique qui enveniment les relations entre les sexes.

  À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, les manifestations ont une nouvelle fois été accompagnées d’une série de slogans devenus familiers : « Le patriarcat, on n’en veut pas », « Nos droits ne sont pas négociables », ou encore « Quand les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête ».

Une vérité très limitée

Les slogans sont toujours une véritable aubaine pour le logicien. En effet, ils ne sont pas des raisonnements : ils simplifient presque toujours la réalité à l’extrême. Leur but est de frapper l’imagination, de mobiliser les participants et de pouvoir être scandés à la manière de mantras. Leur vérité stricte est donc souvent très limitée. Par exemple, lors des manifestations contre le « mariage pour tous », on a pu entendre certains répéter en chantant : « Un papa, une maman, c’est comme ça et pas autrement ». Or force est de constater que c’est précisément, dans bien des cas… autrement. Mais si les slogans simplifient, ils révèlent néanmoins quelque chose d’une vision du monde. Et dans beaucoup de slogans contemporains apparaît une idée implicite – ou plus précisément une thèse non dite : la relation entre les hommes et les femmes serait fondamentalement et structurellement un rapport de domination masculine. Voilà une thèse qui mérite d’être examinée ! Car le logicien peut examiner avec plus de facilité une thèse que le slogan qui ne fait que l’exprimer de manière imparfaite. Le raisonnement féministe militant repose souvent sur une structure assez simple. Les hommes ont historiquement exercé un pouvoir social, économique ou politique plus important que les femmes. Cette domination aurait structuré les institutions et les mentalités. Dès lors, les relations entre les sexes seraient essentiellement des relations de pouvoir. La justice consisterait donc à mener une lutte destinée à rééquilibrer ce rapport. Il y a une part de vérité dans cette manière de voir les choses. Certaines injustices ont bel et bien existé, et parfois subsistent encore. 

Un saut logique considérable

Mais un raisonnement peut contenir une part de vérité et pourtant conduire à…

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François-Marie Portes

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