L’arme redoutable de la non-violence islamiste

Publié le 07 Déc 2016
L’arme redoutable de la non-violence islamiste L'Homme Nouveau

La non-violence prosélyte de l’islam par voie d’immigration massive, avec ses us et coutumes, ses mœurs venues d’ailleurs, jusqu’à ses modes d’habillement, n’est-elle pas plus pernicieuse que la violence terroriste de l’islamisme ? L’erreur serait de la comparer à l’esprit missionnaire du christianisme…

À strictement parler, le burkini – pour lequel le Conseil d’État a dit oui sans conditions à la différence des crèches (cf. L’HN du 19 novembre) – n’est pas un signe religieux. Mais est-il pour autant un simple vêtement ? C’est la question du voile islamique (hijab, niqab, burqa, burkini…) dans lequel notre laïcité à la française se prend régulièrement les pieds depuis l’ancien « fait divers » de Creil, avec l’ambiguïté récurrente de l’islam qui confond temporel et spirituel, politique et religion. C’est la raison pour laquelle, il demeure improductif d’invoquer la laïcité républicaine – négative ou positive (depuis Sarkozy) – pour interdire ou permettre ce signe au même titre que d’autres emblèmes analogues, selon une absurde logique égalitaire du tout ou rien. Contrairement à ce qu’affirment les muezzins du politiquement correct ou du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), l’interdiction exclusive du burkini ne constituerait pas une violation mais plutôt une (légitime) défense de la vraie liberté religieuse. Pourquoi ?

Un signe politique

Parce que le burkini, comme la burqa, comme le minaret, comme le halal, est un signe politique de l’idéologie islamique. C’est le signe ostensible de la conquête d’un territoire par l’islam, le symbole d’un marquage territorial comme en témoigne l’« incident » de la plage de Sisco l’été dernier. Lorsqu’il est devenu assez puissant par son prosélytisme, ce marquage d’abord discret éradique tout autre signe contradictoire, a fortiori religieux, comme les églises en Arabie Saoudite où célébrer la messe est passible de la peine de mort… Si « les minarets sont nos baïonnettes », selon la formule d’Erdogan, les burqa et autres burkini sont autant de petits minarets, d’armes par destination au service du jihâd. Ce sont les uniformes de guerriers (aujourd’hui) non-violents au service d’une contre-société temporelle et d’une idéologie génocidaire. Cette non-violence, apparemment aimable et respectable, relève de la taqiya (l’art de la dissimulation) : ­elle ne doit pas nous tromper sur ses intentions finales. Ce sont des signaux pavloviens appelés à faire marcher une communauté musulmane au pas de sa charia théocratique, donc totalitaire. Le burkini, comme le minaret, est le symbole d’une revendication de pouvoir ­politico-religieux, qui au nom d’une prétendue liberté religieuse, est destinée à contester nos propres droits fondamentaux chez nous, à commencer par le respect des consciences et des libertés religieuses (les musulmans interdisent l’abandon de leur religion).

On peut certes tolérer sa présence, comme celle du hijab ou du minaret, au nom du droit à la liberté religieuse exprimée par Vatican II et qui s’applique à ceux-là même qui ne satisfont pas au devoir d’éclairer leur intelligence et leur conscience : que nul ne soit contraint ni empêché en matière religieuse « dans de justes limites » relatives à l’ordre public. Mais, outre qu’il ne s’agit pas seulement d’une matière religieuse, on comprend aisément que ces « justes limites » imposent à notre pays de fixer quantitativement et qualitativement des seuils et des frontières comme en matière d’immigration, avec la prudence, la justice et la charité politique qui conviennent, pour préserver le bien commun national et protéger par là l’espace de liberté de la religion qui est connaturelle à notre nation, selon une logique identitaire conforme au droit naturel. Il ne s’agit pas tant alors de s’en prendre isolément au vêtement en tant que tel, et à l’esprit culturel et religieux qu’il peut représenter, qu’à l’uniforme politique (potentiellement ennemi) et à l’idéologie liberticide qu’il véhicule, menaçant notre identité et notre survie nationales.

Si la politique doit respecter autant que possible le droit à l’immunité de contrainte des personnes, son devoir est d’assurer le bien commun en conformité avec la vérité, l’identité et les traditions d’une nation.

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