Le Pape adresse un message spécial aux grands-parents

Publié le 01 Juil 2021
Le Pape adresse un message spécial aux grands-parents L'Homme Nouveau

Pour la première journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées, le Pape a voulu adresser un message spécial, le 22 juin dernier, à tous ceux qui ont encore tant à nous apporter.

            À côté de la pandémie du covid, il en existe une autre contre laquelle lutte le pape depuis le début de son pontificat. C’est celle de la perte de la mémoire qui entraîne la perte du sens de Dieu, la perte du sens du péché et la perte de toutes les traditions. Parmi ces traditions, il y a le respect de la vie de la conception à la mort naturelle. De nos jours on tue les enfants dans le sein des mères et on euthanasie les personnes âgées par une pseudo mort douce. Ces personnes ont pourtant tant à nous apporter. Un proverbe africain dit que lorsqu’un vieux disparaît, c’est une bibliothèque entière qui brûle. Nous devons redécouvrir la vieillesse et les grands-parents comme de vrais trésors pour les petits enfants. Jean-Paul II, lors de son voyage à Munich en 1980, avait longuement abordé ce sujet et y était souvent revenu, de même que Benoît XVI. Quant au pape François, il s’agit de l’un de ses thèmes majeurs, avec ceux du diable et de la perte de la mémoire. C’est pourquoi, il institua l’an dernier la journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées. C’est donc une première cette année.

            Le Pape commence à s’adresser aux grands-parents par la parole du Seigneur à ses Apôtres : « Je suis avec vous tous les jours »… Il entend ainsi montrer que toute l’Église est proche des personnes âgées, sachant pourtant que son message parvient au moment difficile de la pandémie, alors que disparaissent (de façon voulue ou non) tant de vieux. Le Seigneur connaît toutes ces difficultés et il est proche de tous ceux qui font l’expérience de la mise à l’écart par le veuvage, la solitude, l’exclusion sous toutes ses formes dont pâtissent tant beaucoup de personnes âgées. À ces derniers, le Pape donne comme exemple saint Joachim et sainte Anne consolés par un ange de Dieu dans leur désarroi de n’avoir pas eu d’enfant, épisode que Giotto a rendu universellement célèbre. Le choix est heureux car les vieux doivent toujours sentir la présence de leur ange gardien qui les consolera, alors qu’on les frustre de visites tant désirées et qui feraient tant de bien, si on imitait l’exemple de Marie à l’égard de sa vieille cousine Élisabeth.

            Après les anges, le Seigneur visite par sa parole. La lecture des Livres saints doit être une grande source de consolations pour les grands-parents. Elle permet de prendre conscience que le Seigneur ne nous abandonne jamais, qu’il est toujours proche de nous, lui qui ne prend jamais de retraite. Et le Pape insiste à nouveau sur la mémoire qui par les grands-parents nous permet précisément de conserver nos racines et de transmettre la foi de nos pères. Il faut s’en souvenir, car nous ne sortirons pas indemnes de cette crise. Nous sortirons meilleurs ou pires : meilleurs si nous n’oublions pas les personnes âgées. Le Pape nous donne alors trois piliers sur lesquels nous pourrons reconstruire la société.

            Le premier est le thème biblique des songes. Joël nous enseigne que « les anciens seront instruits par des songes ». Pour pouvoir réaliser un monde meilleur, il faut rêver. La fraternité universelle source de paix passe par le rêve. Moi aussi, je me mets à rêver : un monde sans avortement ni euthanasie, un monde sans corruption des hommes politiques, un monde où l’on écouterait la voix sage des anciens qui ont tant à nous apprendre. Ce n’est peut-être pas pour tout de suite, mais la prière (troisième pilier) peut hâter nos rêves. Et le Pape termine par l’exemple du solitaire de Tamanrasset : Charles de Foucauld. Que Marie nous fasse aimer nos grands-parents et toutes les personnes âgées en général.

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