Le pape rappelle l’actualité du miracle de Cana

Publié le 13 Juil 2015
Le pape rappelle l'actualité du miracle de Cana L'Homme Nouveau

Du 5 au 13 juillet, le Pape François a effectué un nouveau voyage apostolique en Amérique latine, en se rendant en Équateur, en Bolivie et au Paraguay. À côté d’interventions d’une teneur spirituelle, le Pape a aussi dénoncé le système économique international en demandant « de ne pas céder au modèle économique idolâtre qui a besoin de sacrifier des vies humaines à l’autel de l’argent et de la rentabilité ».

Pour la deuxième fois, le pape François a retrouvé l’Amérique latine. Après le Brésil, il a visité trois pays en commençant par l’Équateur que le catholique Garcia Moreno consacra au Sacré-Cœur, au XIXe siècle juste avant la grande persécution déclenchée contre l’Église aussitôt après son assassinat. Comme dans tous les pays d’Amérique Latine, innombrables furent les fruits dus aux initiatives évangélisatrices qui firent de ces immenses territoires le Continent de l’Espérance. La sainteté se répandit partout et les saints ne manquèrent pas dans ce pays. On peut citer parmi eux le lis de Quito Sainte Marie de Jésus Paredes (+1645) éducatrice des enfants et mère spirituelle de l’Equateur, St Miguel Febres Cordero (+1910) célèbre pour préparer les enfants à leur première communion, Ste Mercédès Marie de Jésus qui éduqua de nombreux orphelins pauvres en vue de les rétablir dans la vie nouvelle de la grâce.

Le miracle de Cana

Mais, sans la maternelle intervention de l’Etoile de l’Evangélisation, cette évangélisation d’Amérique Latine eut-elle été possible ? Non sans aucun doute. Et le pape en a bien conscience. Dans sa très belle homélie à Guyaquil, il remarque comment le miracle de Cana s’est répété au cours des siècles, spécialement dans la famille. Il est bon de méditer sur cette splendide homélie. La page de l’évangile nous est bien connue. Beaucoup y voient malheureusement une certaine mésentente ou du moins une incompréhension entre Jésus et sa Mère. Mais non. Remarquons tout de suite que le terme de femme ne doit pas nous étonner. C’est l’usage des sémites d’appeler leur mère ainsi. Femme équivaut ici à notre terme de maman. Car Marie est bien notre Mère, elle est la nouvelle Eve, la mère des vivants. Et c’est à juste titre que, durant le concile en 1964, Paul VI la nomma Mère de l’Église. Les théologiens peuvent encore progresser dans leurs recherches pour définir exactement en quoi et comment Marie est Mère de l’Église, mais le fait est indéniable depuis la proclamation.

L’incompréhension vient pour d’autres de la réponse de Jésus. Mais il ne faut pas se méprendre là non plus. Comme le remarque le pape, tout l’évangile de saint Jean est centré sur l’heure de Jésus qui, si elle n’était pas encore venue à Cana, le sera au calvaire et par anticipation à la Cène lorsque Jésus confiera à l’Église et à ses prêtres le vin nouveau de son sang. Marie a été efficace à Cana précisément parce qu’il n’y avait aucune discorde entre elle et son fils. Marie a toujours été la fidèle servante du Seigneur qui n’est pas venu pour être servi mais servir car précisément, comme le souligne le pape, seul le service est le vrai critère de l’amour et c’est par amour que le Christ s’est offert sur la Croix pour le salut du genre humain.

Au secours des familles

Aujourd’hui encore nous avons besoin de répéter à Marie : nous n’avons plus de vin. Les familles n’ont plus de vin. Elles ne sont plus capables d’un vrai discernement spirituel sur elles mêmes. Et c’est précisément quand tout semble perdu que Dieu intervient par un miracle. Il donne le vin nouveau. Comme le pape nous le demande, murmurons à Marie et à son Fils : le meilleur vin reste à venir. En 1971, au moment du synode sur les prêtres, tout semblait perdu. Les médias au service du diable triomphaient. Et puis Marie est intervenue et pour ces medias le synode a alors échoué. Gardons la confiance sereine du pape. En octobre, il en sera de même, le miracle de Cana se répètera, mais pour cela obéissons au pape et murmurons dans nos cœurs : le meilleur vin reste à venir.

Pour retrouver l’intégralité des discours, messages et interventions du pape pendant son voyage : ICI.

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