Les grâces de la sainte quarantaine

Publié le 22 Fév 2026
quarantaine carême

Le Christ nous invite à le suivre au désert.

> L’Esprit de la liturgie
Temps de grâce, le carême, s’il rappelle notre baptême et la pénitence à la suite du Christ, insiste aussi sur l’importance de la prière et de l’aumône.

  Pendant la sainte quarantaine, l’Église nous invite à suivre son Chef : « En jeûnant quarante jours au désert, [le Christ] consacrait le temps du carême ; lorsqu’il déjouait les pièges du Tentateur des origines, il nous apprenait à écarter le ferment du mal ; ainsi pourrons-nous célébrer dignement le mystère pascal et enfin passer à la Pâque éternelle » (MR 1970, préface du 1er dimanche). « Sans doute, remarque saint Léon († 461), il n’est aucun temps qui ne soit plein des dons divins et toujours par sa propre grâce nous est offert l’accès à la miséricorde de Dieu ; maintenant cependant il convient que tous les esprits portés avec plus d’ardeur au progrès spirituel soient animés d’une confiance plus assurée, alors que le retour du jour de notre Rédemption nous invite à tous les devoirs de la miséricorde. Ainsi, le corps et l’âme purifiés, nous célébrerons le mystère, qui l’emporte sur tous les autres, de la Passion du Seigneur » (Sermon 29 ; BR 1568, 1er dimanche). Le carême a, selon le concile Vatican II, un double caractère : la commémoration ou la préparation du baptême, car « c’est dans la mort [de Jésus] que tous nous avons été baptisés » (Rm 6, 3) et la pénitence (cf. Sacrosanctum Consilium, n. 109). Pour raviver la grâce de notre baptême ou y préparer les catéchumènes, l’Église « invite plus instamment les fidèles à écouter la Parole de Dieu et à vaquer à la prière, et les dispose ainsi à célébrer le mystère pascal » (ibidem). Déjà le Mercredi des Cendres, l’antienne de communion rappelait que « celui qui médite la loi du Seigneur le jour et la nuit donnera son fruit en son temps » (Ps 1, 2 et 3). Et saint Benoît, le patriarche des moines d’Occident († 547), prescrit à ses moines la lecture complète d’un livre spirituel durant ce saint temps (cf. Règle, 48).

Un temps de jeûne

C’est davantage sur le jeûne qu’insistent les hymnes de la liturgie romaine, durant les quatre premières semaines, avant de glorifier le Christ soufrant pendant la quinzaine précédant Pâques. Ces hymnes rappellent d’abord l’antiquité et le caractère sacré du jeûne quadragésimal : « La Loi et les prophètes l’inaugurèrent tout d’abord ; ensuite, le Christ, Roi et…

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Pierre Julien

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