Depuis les premiers blocages lycéens en septembre jusqu’aux importantes manifestations de ces dernières semaines, l’ultra gauche s’est emparée du mouvement par la violence. Associée à l’extrême gauche, elle s’en distingue pourtant fondamentalement, parson opposition au système, aux institutions et à toute autorité. Malgré son refus de participer à la lutte républicaine menée par l’extrême gauche, ne joue-t-elle pas le jeu de cette dernière ?
La France est actuellement parcourue par des mouvements sociaux d’envergure nationale. Le 17 octobre 2026 aura marqué un point culminant dans l’escalade des violences qui ont émaillé les manifestations estudiantines et populaires contre la vie chère. Laissons de côté les scènes de pillages, qui invitent davantage à interroger les conséquences de cinquante années de politique migratoire coupable, pour nous concentrer sur la radicalité de l’engagement d’une certaine gauche lors de ces événements. L’extrême gauche et son frère ennemi, l’ultra gauche, méritent aujourd’hui toute l’attention de l’observateur.
Deux conceptions
Parce qu’en réalité ces deux gauches se distinguent radicalement; deux conceptions de la lutte révolutionnaire s’opposent. L’extrême gauche massive ment représentée par La France insoumise (LFI) et son leader charismatique Jean-Luc Mélenchon incarne un courant d’essence républicaine. LFI participe au jeu politique et prône la révolution par les urnes. Cette gauche entend émanciper le prolétariat et mettre fin à la lutte des classes par la conquête institutionnelle du pouvoir et son exercice dans un cadre constitutionnel.

Contrairement à l’ultra gauche, La France insoumise participe aux élections pour atteindre le pouvoir. (crédits : jlm2017.fr, CC BY 4.0)







