Lula a remporté l’élection présidentielle au Brésil pour la troisième fois le 25 octobre 2026, résultat que son adversaire, Flávio Bolsonaro, a d’abord refusé de reconnaître. Fils de Jair Bolsonaro, ancien président actuellement en prison, Flávio s’est finalement enfui aux États-Unis.
Le 25 octobre, Lula a remporté l’élection présidentielle au Brésil avec 51,8 % des voix 1 contre 48,2 % pour son adversaire, Flávio Bolsonaro. C’était la victoire d’un ancien condamné pour corruption, blanchi pour vice de forme du procès, contre un homme sauvé de l’inculpation pour détournement de fonds publics, en raison de vices de procédure proclamés par la Cour supérieure de Justice. Luiz Inácio Lula da Silva n’est pas un nouveau venu sur la scène politique. Aujourd’hui âgé de 81 ans, cet ancien ouvrier, très à gauche, a déjà décroché à deux reprises la magistrature suprême. À la première, en 2002, il a été choisi par 61,3 % des votants. A la seconde, en 2006, il obtenait encore 60,8 % des suffrages. Autant dire que son score d’aujourd’hui apparaît plutôt maigre en comparaison. D’autant plus qu’il lui a fallu cravacher pour l’emporter. Au premier tour, contre un Bolsonaro caracolant en tête avec 47 % des voix, il se contentait d’un 45 %. Le perdant a du reste hésité pendant vingt-quatre heures avant d’admettre la victoire de Lula.
Inquiétude des plus pauvres
Que s’est-il donc passé ? Certes, Lula a joué pleinement sur l’inquiétude des plus pauvres face à un représentant de la classe d’affaires triomphant et méprisant. Il avait pour le soutenir son actif d’ancien président avec ses programmes sociaux, la Bolsa Família (bourse familiale) et Fome Zero (« faim zéro »). De plus, Bolsonaro était bien trop sûr de lui, ce qui semble l’avoir desservi à la marge. Assez pour le faire perdre. Néanmoins, pour expliquer le tassement de la popularité de Lula, voire l’hésitation d’une partie des électeurs à voter pour lui, il faut parler des soupçons de corruption et de blanchiment d’argent pesant sur lui. Il s’agit principalement de l’affaire concernant la manipulation des prix du pétrole par Petrobras, la grande société de carburant brésilienne. Certes, côté Bolsonaro, la situation n’est pas meilleure. Jair Bolsonaro, père de Flávio et président de 2019 à 2022, est lui-même en détention. Il a été condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État afin de renverser Lula. Son fils avait juré, qu’élu, il gracierait son…







